Octobre tient ses promesses

Chroniques du mois : Octobre

4 novembre 2013 . Un commentaire
By Rémy, in Featured, What else ?

note4.0Arcade Fire - Reflektor (Merge Records)

Rares sont les groupes dont le nouvel album est aussi attendu qui parviennent à satisfaire pleinement leur auditoire. Sur Reflektor, les Canadiens d’Arcade Fire réussissent la passe de quatre après trois premiers efforts acclamés par la critique et le public (The Suburbs a obtenu le Grammy Awards du meilleur album en 2010). La troupe conduite par Régine Chassagne et Win Butler explose les formats du rock indé classique sur cette odyssée d’une heure vingt ayant pour toile de fond le mythe d’Orphée et d’Eurydice. Arcade Fire coupe court avec ses essais précédents en proposant une œuvre d’une extrême densité, influencée par la musique Caribéenne (le groupe est parti s’isoler en Jamaïque pour enregistrer l’album) et la période disco. En résulte un disque exaltant où le fantôme de Bowie plane sur les productions d’un James Murphy galvanisé. Reflektor n’a pas peur du magistral et ne se refuse rien, tout comme ses créateurs qui, après quatre albums, semblent quasiment inarrêtables. – Morgan Henry –

Black Milk - No Poison No Paradise (Fat Beats)note4.0

Si il y a trois ans Album Of The Year nous avait littéralement noyé sous incessant un tir de barrage de drums, le beatmaker de Detroit a semble-t-il mesuré ses pulsions de batteur frénétique. Car il se pourrait que cet ultime opus soit le plus abouti de toute sa discographie. Après s’être frotté à l’air du temps sur Popular Demand, puis aux réminiscences électroniques de sa ville natale sur Tronic, Black Milk s’est enfin libéré. Exit la frappe millimétrique omniprésente des derniers opus, cette dernière se fait plus discrète, plus persuasive. A l’heure où Detroit vit les heures les plus sombres de son histoire, son rejeton invoque ce que Motor City a de plus glorieux et de plus enfoui en elle, son passé musical. Plus qu’un énième album, No Poison No Paradise fait office de synthèse discographique, une étape vers laquelle Black Milk combine les influences diverses (« Dismal », « Monday’s Worst ») comme s’il fallait incarner une fois pour toutes cet héritage culturel unique. - Pierre-Jean Cléraux -

note3.5Daniel Avery – Drone Logic (Phantasy)

La musique électronique anglaise se porte bien, merci pour elle ! Après les excellentes sorties de Jon Hopkins et James Holden plus tôt dans l’année, c’est au tour du gars de Bournemouth de nous ambiancer au son de son premier long format. D’ailleurs, quelques passages de Drone Logic ne sont pas sans rappeler les envolées technoïdes de la dernière bombe d’Hopkins, notamment ce “Knowing We’ll Be Here” fondamental. Malgré les nombreux coups de maîtres déjà entrevus sur les précédents EP du producteur (“All I Need”, “Drone Logic”), Drone Logic pâtit de sa longueur abusive (1h10 et des morceaux qui n’en finissent pas). Dommage, car amputé de trois ou quatre morceaux, le debut album de Daniel Avery aurait peut-être pu prétendre un titre d’album techno de l’année… - Morgan Henry -

note2.5Danny Brown - Old (Fool’s Gold Records)

Les disques de Danny Brown sont à peu près aussi difficiles à appréhender que la personnalité du cinglé de Détroit. Malgré ses éclairs de génie (“Dope Song”, “Dip”, “Kush Coma”), Old reste un disque compliqué, ou le pire côtoie le meilleur dans un ensemble qui frôle la bouillie sonore. Si Danny Brown a pris le trône de Busta Rhymes dans la catégorie du rappeur le plus dingue du moment, ses récits de jeunesse cataclysmiques, eux, ne font pas toujours sourire. Ce premier album studio apporte un renouveau indéniable sur le microcosme hip-hop mais reste néanmoins trop brouillon pour récolter tous les suffrages. Une galette inégale, à l’image de la dentition de son auteur. - Morgan Henry -

note4.0Darkside - Psychic (Other People, Matador)

Combinaison improbable, le duo Darkside (Nicolas Jaar, Dave Harrington), a pris le pari d’emmener son auditoire vers des espaces chimériques d’une profondeur encore insondée. Introduit par un morceau d’ouverture de plus de dix minutes (« Gloden Arrow »), Psychic installe un climax vertigineux où s’entrechoquent Pink Floyd et Tangerine Dream. Avec une telle entame on aurait pu s’attendre à ce que l’opus égraine le long de ses huit titres un psychédélisme ambiant qui laisserait planer une « langueur monotone » (sic), mais Jaar et Harrington ont semble-t-il voulu aller plus loin. Proche cousin du somptueux Space Is Only Noise, Psychic digère les influences afin d’accoucher sur « Paper Trails » d’un blues incandescent aux accords terriblement subtils. Refusant l’écoute confortable des tympans bercés par le velours des vagues planantes, le doublon cherche les nuances, les collages, les textures à la fois rêches et soyeuses pour conférer à cet ensemble une impression d’antithèse musicale qui colle à merveille. Cerise sur le gâteau, le morceau final « Metatron » achève ce chef d’oeuvre d’une rare intensité. - Pierre-Jean Cléraux -

DJ Khaled - Suffering From Success (We The Best/Cash Money Records)

Utiliser un hypallage comme nom d’album, demander en mariage Nicki Minaj, faire une fausse conversation téléphonique avec le CEO d’iTunes, après une promo très riche en humour DJ Khaled mérite depuis bien longtemps le titre de master troll du hip-hop en 2013. Un buzz assez bien monté lancé par « No New Friends », le « I’m On One » de 2013 et toujours une multitude d’artistes qui continuent de le soutenir dans sa quête de renom. Rick Ross, Drake, Nicki Minaj, Ace Hood et une trentaine d’autres se bousculent sur dix-huit chansons, un repas consistant, un grec frite bien gras mais sans saveur, vous connaissez ce ressenti ? Un sans faute sur les neuf premières chansons puis on perd en qualité et intérêt sur les neuf suivantes. A la moitié du sandwich, le surplus d’huile vous dégoûte. Tout de même, merci au deuxième plus connu des albanais (après Lorik Cana) pour nous avoir prouvé qu’Akon est toujours vivant et malgré tout, pour cet album qui n’est pas la tuerie qu’était We The Best Forever tout en évitant d’être la daube que fut We Global. -Mickael Jolo-

Dom Kennedy - Get Home Safely (The Other Peoples Money Company)

Cinq ans se sont écoulés depuis sa première mixtape The 25th Hour, et Dom Kennedy n’a toujours pas cédé aux sirènes des majors, même pas au MMG de Rick Ross. Le rappeur originaire de Cali continue donc de rouler en indépendant, et ce n’est pas plus mal ainsi. Preuve en est avec sa nouvelle facture, Get Home Safely, son deuxième opus après From The Westside With Love II (2011), qui respire l’absence de contraintes. Pour ce nouvel effort, Dom s’est entouré de rappeurs locaux (Krondon, Nipsey Hussle, Skeme…) et s’est assuré les services de The Futuristiks pour une grande majorité des productions de l’album (douze morceaux sur seize). Vous l’aurez donc compris, le MC a voulu faire simple et ça se ressent dans la qualité de la galette. De « Let’s Be Friend » aux pépites « 17 », « Tryna Find My Way » et « South Central Love », tous les éléments sont réunis pour nous transporter sous le soleil de Californie. Un projet assez bon, cohérent, plutôt bien produit, mais qui n’est encore pas ce à quoi on s’attendait. Le rappeur a beaucoup de potentiel, à lui de l’utiliser à bon escient. - Rémy Paurion -

Dry - Maintenant ou Jamais (Wati B, Test, Wagram Music)

Comme elle semble loin, l’époque d’Intouchable, lorsque Dry et Demon One posaient sur « Au fond de la classe » sur l’album Ouest Side. Depuis, le premier nommé a fait du chemin, et a notamment rencontré Maître Gims. L’influence du rappeur transformé en chanteur de top 50 se fait sentir notamment au niveau des productions et des refrains de ce nouvel album. Si Maintenant ou Jamais contient quelques déchets, Dry n’a pas perdu un talent lyrical perceptible sur des titres tels que « Nouvelle ère », « Sans arrêt », « Au quotidien » ou « Le phoenix ». D’autres morceaux voués à tourner en boucle sur les ondes radio tels que « Le plus beau jour » avec la talentueuse Kayna Samet ou encore « Le choix » avec Maître Gims s’écoutent facilement. Le rappeur, dans un style à la fois commercial et conscient, y produit un travail d’introspection digne d’intérêt mais un peu trop consensuel. Dry signe ainsi un album moyen mais assez complet qui s’inscrit logiquement dans la variétisation du rap français, dans la lignée des derniers La Fouine ou Sexion d’Assaut, un soupçon d’authenticité en plus. - Marin Charvet -

Gesaffelstein - Aleph (EMI Music France)

Il lui aura fallu dix ans pour produire enfin le son dont il rêvait, Gesaffelstein se lance à corps perdu dans les ténèbres de la musique électronique avec son premier album Aleph. Celui qui s’est découvert au monde au fil de ses soirées torturées dans les plus grands clubs et ses productions pour Kanye West nous a déballé quatorze morceaux sans prétention ni timidité. La noirceur de Gesaffelstein, on la redécouvre sur des morceaux puissants tels que « Pursuit », « Hate or Glory » ou encore « Obsession », son point fort. Mais le DJ Lyonnais nous a surpris avec une nouvelle facette de son talent. Plus posé, il propose dans cet opus de véritables balades sonores, presque surnaturelles incitant le voyage spirituel avec « Nameless », « Wall Of Memories » ainsi que « Perfection ». Le travail de son acolyte Brodinski a aussi payé puisqu’un track à la direction hip-hop s’est glissé dans l’album, « Hellifornia » brillant sous le soleil de la West Coast. Si Gesa a réussi à poser sa patte sur un style bien à lui aux inspirations multiples, attention à ne pas chuter violemment dans le « trop », la limite entre l’intérêt et l’ennui est toujours très fine… - Adrian Huguenot -

À lire : Le Conte de Gesaffelstein

Jamais 203 - Jamais 203 (Y&W)

note2.5Ça a commencé par des freestyles sympas en bord de Seine où trois générations de emcee refaisaient le monde autour d’un beat, et le temps faisant, l’inspiration venant ça donne un album soigné… mais inégal. Mokless, Despo Rutti et Guizmo, trois plumes bien aiguisées et surtout trois visions du monde qui donnent sur le papier un jeu de rôle profond où chaque acteur se renvoie la rime mais raisonne sur la longueur comme un vaudeville où la redite est reine. Là où Jamais 203 excel c’est sur scène, devant des têtes encapuchonnées prêtes à headbanger car c’est là d’où viennent ces trois soldats du mic. Accompagné d’un orchestre ou d’une MPC, Jamais 203 (à l’image d’Oxmo Puccino) redonne un vrai intérêt aux performances de hip-hop live même si leurs thèmes nous rappellent parfois trop de refrains passés. - Vincent Vuillaume -

Pearl Jam - Lightning Bolt (Mercury, Universal Music)

Pearl Jam s’est imposé au milieu des années 1990 en prenant la relève des éphémères Nirvana et Guns N’ Roses. Au revoir les solos fantastiques et l’énergie punk/hard-rock qui animaient le début des nineties, rebonjour le rock ennuyeux façon U2. Si la facette country de la musique de Pearl Jam peut dégoûter les amateurs de pur rock’n'roll, la voix d’Eddie Vedder (auteur de l’OST magnifique de Into The Wild) reste néanmoins l’âme du groupe. Si vous ne connaissiez pas le chanteur de Pearl Jam, Lightining Bolt est une bonne manière de le découvrir. L’émotion qui se dégage de sa voix transcende tous les genres. Musicalement, Lightning Bolt n’est en outre pas très novateur. Il pourra vous surprendre ou vous ennuiera selon vos affinités musicales. Globalement, il plaira surtout aux fans, qui constateront avec plaisir que leur groupe préféré n’a pas pris une ride. - Marin Charvet -

Pusha T - My Name Is My Name (G.O.O.D. Music / Def Jam) note4.0

L’un des albums rap les plus attendus de l’année, oui My Name Is My Name faisait partie de ceux-là. L’album rap de l’année ? Et bien, pourquoi pas ! Premier album solo pour Pusha T, il l’avait déjà repoussé cette année le peaufinant toujours plus dans les rues parisiennes avec le contrôle de son mentor Kanye. Mais l’attente en valait la peine, parce que tout d’abord Push est l’un des rappeurs au flow des plus techniques et au mimiques envoûtantes et jouissives. Teasé depuis longtemps par le dark single « Pain », au refrain dégoulinant de qualité assuré par Future, l’album garde toute de même la tête hors de l’eau arrivant par la même occasion à nous couper le souffle. Dès la première écoute, la puissance de « King Push » et « Numbers On The Boards » nous roule dessus par le talent lyrique et les productions minutieuses. La suite, c’est des invités de prestige se fondant parfaitement dans la masse du projet, de Rick Ross à la voix autotuné de Pharrell, passant par les envolées vocales angéliques d’un Kanye West, la douceur poignante de The-Dream ou encore un Kendrick Lamar au punch d’un boxeur. Mais des feats, il y en a trop ! Autant d’artistes présents que de titres sur le CD. C’est malheureux, on aurait très bien pu se passer d’un « Let Me Love You » avec Kelly Rowland par exemple, durant lequel même Pusha semble s’ennuyer dans ses couplets. Dans tous les cas, le prochain arrêt avec le retour de Clipse s’annonce de très bonne augure. - Adrian Huguenot -

À lire : Pusha T, au nom de la rue

Ransom & Statik Selektah - The Proposal (Showoff Records)

Toujours aussi productif en 2013, Statik Selektah délivrait courant octobre son troisième projet de l’année. Après Boom Bap & Blues avec Jared Evan en février et son cinquième opus Extended Play en juin, Statik marque son retour ce mois-ci avec un énième projet collaboratif. Pour cette nouvelle fournée baptisée The Proposal, le producteur s’est assuré les services de Ransom au mic, rappeur brooklynite assez discret mais plutôt bien côté dans le circuit de l’underground. Réalisé en quatre jours, l’opus n’a pas été pour autant bâclé même s’il est loin d’être aussi bon que ses précédents albums communs, Lord Giveth, Lord Taketh Away avec Freddie Gibbs, Well Done avec Action Bronson et Stereotype avec le Strong Arm Steady en tête. En effet, malgré un démarrage sur les chapeaux de roue, mené par les très bons « I Do », « Outcast » et « Life Of Sin », le reste du projet reste sans saveur. Pourtant, il y avait fort à parier qu’avec l’association du flow musclé du rappeur et des productions tout en douceur de Statik, cet album aurait été une belle surprise. - Rémy Paurion -

note3.5Sébastien Tellier - Confection (Record Maker)

Ceux qui ont plongé la tête la première dans le délire chamanique de l’Alliance Bleue vous le diront : Sébastien Tellier est un artiste qui n’a pas peur du ridicule. Déguisé en gourou d’une secte prônant l’amour entre les individus sur son admirable My God Is Blue, l’auteur de “Cochon Ville” nous revient un an plus tard avec un opus instrumental d’une simplicité insoupçonnée. Confection tranche net avec la grandiloquence de “Pépito Bleu” et consort en proposant une série de thèmes musicaux déclinés en plusieurs chapitres (“L’amour Naissant I, II et III”). Plus proche de son chef d’œuvre “La Ritournelle” que des effusions disco de Sexuality, ces quatorze plages instrumentales offrent une parenthèse bienvenue dans la carrière d’un artiste qui ne connaît pas la crise. - Morgan Henry -

Shad – Flying Colors (Black Box Recordings)

Quatrième album pour Shad, qui a décidé en cette fin d’année de faire voler les couleurs. Un pari pour le moins ambitieux auquel le Canadien s’attèle avec entrain, en superposant titres conceptuels «Progress », « Fam Jam », réflexion subtile sur la vie d’adulte « He Say She Say » et ode à l’amour « Love Means ». Egaré entre le monde du rêve et celui d’un quotidien implacable, déconcerté par une explosion de verbes habilement déclamés et de métaphores lunaires, l’auditeur goûte à la prose d’un MC qui livre album après album des projets d’une perfection quasi-limpide. Loin des titres radio-friendly de son compatriote Drizzy, celui qui a placé la sieste au sommet de ses préoccupations quotidiennes séduit par son aisance lyricale et sa bonne humeur communicative. A n’en point douter l’une des plus belles réussites de l’année en cours. -Nicolas Rogès-

À lire : Shad, le Canada a trouvé son prince

 

L’album qui divise

Kaaris - Or Noir (Therapy Music)

note4.0Or noir… Antonyme évocateur qui dans la bouche de K-double-A pourrait tour à tour illustrer son rêve de pétro-dollars, son passé ivoirien ou son propre ego-trip. Ce premier essai de l’animal impressionne par sa rage et sa lourdeur et nous amène direct à penser que «phrasé apocalyptique», «rimes décadentes» et «humour noir» représentent les seuls champs lexicaux dans lesquels Kaaris accepte de proliférer. Du générique de la nouvelle émission de Mouloud aux poses des joueurs de foot c’est toute une partie de la société qui vient de se faire titiller le fondement par le gros doigt de pied de cet animal dominant auto-proclamé. De l’intro «Bizon», missile mensturel pour daronne à «Ciroc» en passant par «Bouchon de liège» et «2 et Demi» Kaaris ramène les pontes du rap hexagonal à l’époque du Clos Saint Lazare et pourrait même parvenir à les dominer s’il ne s’était laisser entraîner par Booba pour accoucher de quelques tracks vocodées qui donnent tout de suite moins de cachet à sa violente rhétorique. - Vincent Vuillaume -

Kaaris - Or Noir (Therapy Music)

Flow de gangster, egotrip outrancier, productions calquées sur les succès américains… À l’instar du Booba de la décennie 2010, Kaaris accorde plus d’importance à son image et à son compte en banque qu’à l’originalité de sa musique. Son premier album ? Dix-sept morceaux identiques. Dix sept longs, très longs titres où le rappeur de Sevran répète, inlassablement, la même chose. Un peu plus d’une heure d’une bouillie d’invectives pas toujours intelligibles. Si les grands rappeurs français savent à la fois rimer, jouer avec les mots et apporter du fond à leurs morceaux, Kaaris en concentrant tous ses efforts dans la forme enlève au rap son aspect humain. Le fond de sa musique, c’est le règne de l’individualisme, de l’immoral, du superficiel, voire même de la bêtise. Néanmoins, il faut reconnaître au bonhomme un flow particulier et l’intelligence de tenir, jusqu’au bout, le même fil directeur, ce qui fait d’Or Noir un album homogène. Malgré ses lacunes en grammaire, Kaaris reste lucide au sujet de la valeur de son art, objet de consommation éphémère : « c‘est nous qu’on va ramasser l’argent ». - Marin Charvet -

Un Commentaire
  1. b le 6 novembre 2013 à 16 h 32 min

    Très bonne surprise pour l’album de Pusha-T… Et pour Kaaris je dirais que ça fait quand même du bien d’avoir du rap comme ça en France!