Tu te demandais quelle série regarder cet été ?

Suits : le droit pour les nuls

18 juillet 2012 . Un commentaire
By Julien, in Urban culture

Fini les « Suit Up » hurlés à n’en plus finir, voici Suits une vraie bonne raison de parler costume. Un petit mot simple pour décrire l’univers impitoyable (ça ne s’invente pas) d’une firme juridique new-yorkaise, Pearson Hardman dans laquelle nous suivrons l’homme le plus burné encore en activité Harvey Specter et son partenaire/homme à tout faire Mike Ross. Un duo à tout épreuve mais menacé par un terrible secret. Si tu apprenais que ton avocat n’a jamais passé le barreau tu te poserais sûrement quelques questions…

Bien qu’il existe de nombreuses séries sur le milieu juridique (Damages, The Good Wife, …) Neo Boto vous explique les quatre points forts qui vont vous faire aimer Suits qui entame sa deuxième saison cet été.

Chut c’est un secret

Commençons par l’intrigue, chez Neo Boto on est fan des secrets, on se demande quand et comment il va être découvert. Une confession sur l’oreiller, un collègue un peu trop curieux quoi qu’il en soit on se dit que le pauvre garçon n’a aucune chance et qui ne lui restera alors qu’à retourner pleurer dans les jupons de sa grand-mère. On aime le voir zigzaguer entre les différents dangers alors qu’on sait parfaitement qu’il va se prendre le mur en pleine face. C’est justement là l’intérêt de Suits, on reste volontiers jusqu’à la fin de la saison pour voir ce qu’il va devenir car un peu sadique sur les bords, on veut le voir tomber pour son imposture. D’autres intrigues beaucoup plus classiques viendront s’ajouter (la blonde, la brune ou les deux ?), elles permettent au show de dérouler en enchaînant les cas à résoudre sans chercher l’exception et le particulier (on a pu constater avec Dr House que trop c’est trop). On en vient à oublier les mésaventures du p’tit blond et boom c’est à ce moment qu’il est dans la merde et doit appeler Harvey/Dieu à la rescousse.

Harvey who ?

Il est évident que même si l’attention est portée sur Mike Ross, le vrai personnage central reste Harvey Specter. Arrogant, impétueux, toujours impeccable dans ses costumes trois pièces, il représente la réussite à l’état brut mais sait faire preuve d’humanité (en couvrant le secret de Mike il risque sa carrière). C’est un peu le mec que tu as toujours rêvé d’être mais en mieux, la voiture la plus puissante, la femme la plus belle, tout est pour sa pomme. Du haut de son penthouse il règne sur Manhattan tel Ari Gold à Los Angeles. Jamais en manque de répartie, tout le monde en prend pour son grade, mention spéciale d’ailleurs à Louis Litt qui permet à Harvey de s’exercer quotidiennement en punchlines et autres moqueries. Georges Abitbol peut aller se rhabiller, on a trouvé l’homme le plus classe du monde et talentueux en prime. Il serait capable de vous poursuivre pour porter un costard mal taillé et gagner le procès sans que vous ayez pu changer de cravate. Qui a dit que l’homme parfait n’existait pas ?

Greenback Boogie

Que serait une série sans sa bande son ? Suits donne le ton dès le début avec « Greenback Boogie », un générique court mais prenant qui va conditionner l’identité musicale du show. Sans créer la playlist de l’année, la saison regroupe une pléiade d’artistes, avec une concentration pop-rock, sans complexe Phoenix, Broken Bells ou The XX viennent se mélanger à des morceaux beaucoup plus blues, jazz. Cette mélomanie se retrouve d’ailleurs chez les personnages, le bureau d’Harvey ressemble plutôt à un disquaire de Brooklyn et il est rare de voir Mike travailler sans ses écouteurs.. A l’écoute on aurait presque envie de prendre sa bicyclette et tracer dans les rues de Manhattan tel un Mike Ross en retard. Le genre même de musique qui t’aidera sans problème à passer les longues heures de révisions pour tes partiels de droit, ou simplement à profiter d’un bon scotch dans ton fauteuil en cuir. Sans jamais faillir, les morceaux défilent avec en visuel des plans photoshopés de Manhattan péché mignon des réalisateurs.

Rétro mais pas trop

Allégorie usée de la réussite, le port du costume fait un retour en grâce et notamment dans les séries américaines. Suits n’échappe pas à la règle avec son armée de cols blancs. Fini les robes d’avocat car la virilité du succès est symbolisé maintenant par la taille de la cravate et la noblesse de la matière utilisée. A l’image d’un Don Draper, Harvey ne jure que par le costume, 3 pièces s’il vous plait, et porte ses cheveux gominés en arrière tout en essayant tant bien que mal de transmettre son goût distingué pour les belles choses à son protégé. Le rétro dans la série est plus à voir comme la démonstration du prestige et de la classe que doivent dégager les membres de Pearson Hardman. Là où Suits se démarque c’est par la présence de personnages féminins très actifs pour le bon déroulement du show que ce soit pour aider ou cadrer notre duo d’avocats à la fortune incertaine. De délicieuses femmes que l’on découvre avec beaucoup de plaisir et qui tiennent une grande part dans la réussite de la série.

Vous l’aurez compris l’omniprésence d’Harvey Specter, un hybride entre Ari Gold et Don Draper, reste l’atout majeur de Suits. Mais la série réussit à ne pas se reposer exclusivement sur lui, les éléments sont réunis pour continuer sur la lancée d’une première saison plus que prometteuse. Elu deuxième meilleur nouveau show en 2011, il faut maintenant faire ses preuves avec la saison deux qui débute et viendra surement apporter des éléments de réponse quant au sort de Mike et Harvey. Une vraie révélation qui mérite plus que votre considération.

Un Commentaire
  1. anjula le 19 juillet 2012 à 21 h 29 min

    et bien quel bel article qui donne envie de découvrir la garde robe de harvey et le vélo de mike
    ai eu du mal avec les deux premiers épisodes (ayant bien apprécié the good wife) mais je vais aller voir d un nouvel oeil cette série que l auteur de l article nous donne envie de savourer