"Paris vaut bien une messe" avait rappé Henri IV

Edito #33 : Le Cavani qui cache la forêt…

15 juillet 2013 . Pas de commentaire
By Ju', in What else ?

Pendant que la France fantasme sur ses Bleuets fraichement auréolés de leur titre mondial, le Paris Saint Germain mute une nouvelle fois. Une mutation qui ne respire pas la fraicheur de celle de l’année dernière car le tube de l’été est cette fois fredonné sur le Rocher et s’appelle « Falcao » avec Rybolovlev à la prod’. Mais le Parc accueillera un nouveau prince la saison prochaine avec l’arrivée de Cavani, une question : Où en est-on dans le projet du PSG ?

En effet, après le départ d’Ancelotti pour Madrid et la démission de Leonardo, pierre fondatrice et angulaire du projet de QSI, la question est légitime. Difficile de bien comprendre ce qu’il se passe dans la tête de Nasser entre la construction d’une équipe de galactiques ou une équipe François Bayrou, « made in France ». C’est la deuxième solution qui donnait le sentiment d’être privilégiée avec l’idée d’agripper Arsène Wenger dès l’année prochaine. Mais hier, ce dernier à déclaré son amour à Arsenal et devrait prolonger son histoire avec le club londonien, une décision qui coule les rêves qatariens et qui rebat les cartes.


Julien Bihan
@julien_bihan

Dans cette période de flottement total, il y a Cavani et le porte monnaie de Nass’. Malin comme un singe et fin négociateur, le président napolitain De Laurentiis a su tirer le meilleur de la situation et a trouvé le seul club capable de péter la clause libératoire pour son matador. En même temps, le PSG en avait bien besoin. Affaibli par les départs de Carlo et Leonardo, le Paris Saint Germain devait montrer qu’il était encore dans le coup et pour cela il fallait taper fort quitte à se saigner le poignet et le chéquier. « Paris vaut bien une messe » avait rappé Henri IV, Cavani vaut alors bien les 64 millions d’euros et son titre de plus gros transfert de la L1.

C’est un signe fort donné à la concurrence, la presse, aux supporteurs mais aussi aux vestiaires. L’effet domino était à craindre après le départ de la doublette Ancelotti-Leonardo et la peur de perdre Thiago Silva, Ibra, Matuidi, Verratti et consorts a du dresser les poils des couilles de Nasser Al-Khelaïfi. Quoi qu’il en soit c’est bien aujourd’hui que le feuilleton du PSG commence véritablement, la suite au prochain épisode.

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