On fait le bilan calmement
Edito #31 : La chute d’un symbole ?

La chute d’un symbole ? Au lendemain de cette significative défaite de l’Espagne face au Brésil de lourdes interrogations pèsent sur la Roja, les mêmes que celles qui s’étaient abattues sur Barcelone le 1er mai 2013 après son élimination face au Bayern : Est-ce la fin d’une époque, d’un football, d’un symbole ? Après avoir éclaboussé le football mondial depuis son sacre à l’EURO en 2008, est-ce qu’il n’est pas temps de voir une alternative footballistique à l’Espagne ?
Même si le parallèle peut sembler évident, il paraît difficile de comparer les chutes et les deux équipes. En effet, la défaite en demi-finale du Barça face aux joueurs de Jupp Heynckes marquait l’émergence de la verticalité du Bayern venant contrecarrer dans le jeu l’horizontalité des Catalans. Une première.
En sélection, même si le cœur du jeu est animé par Iniesta et Xavi, cette défaite n’apporte pas les mêmes conclusions. Ce n’est pas un style de football qui a été vaincu, la possession de balle ayant été également partagée, mais bien le Brésil qui a dominé pleinement l’événement au-delà du football. Dans son stade, à un an de la coupe du monde et en proie à une situation politique et économique perturbée, il ne pouvait en être autrement. Agressés par un pressing acharné, les Espagnols n’ont jamais trouvé la solution face à des Brésiliens investis à plusieurs niveaux.
Mais avec une nouvelle génération qui arrive, comme en témoigne la performance des U20 au mondial, l’Espagne partira favorite l’année prochaine. Hormis cette finale ratée, ils ont montré leur insatiabilité de victoire à chaque match de cette coupe des confédérations, une donnée qui témoigne qu’ils ne sont sûrement pas en fin de cycle. L’Espagne devra jouer sur cette terre de football et prendre en compte toutes les composantes particulières qu’engendrent une coupe du monde au Brésil mais si un homme averti en vaut deux, une équipe de football en vaut 22 (ou 32… j’sais plus).




