Childish Glover Barnes : Artiste 3 en 1
Childish Gambino, le schizophrène de l’audiovisuel
Ganache sympathique, dégaine fluide et passe-partout, petit sourire malicieux» Donald Glover ne paie pas de mine comme ça mais dans la caboche de cet être aux faux airs d’étudiant fêtard, se cache un encéphale bien rempli qui pourrait faire pâlir plus d’un acteur, chanteur, scénariste» La raison ? Monsieur Glover est tout ça à la fois mais surtout, il excelle dans toutes ces catégories comme s’il était le champion tout désigné du Triathlon audiovisuel. Après plusieurs mixtapes, et à l’occasion de la sortie de son 1er album, un bilan de cet artiste 3 en 1 s’impose.
Donald Glover
Le prénom d’un canard et le nom d’une figure mythique du cinéma connue pour beaucoup comme étant le coéquipier de Mel Gibson dans la saga « L’arme Fatale » (Danny Glover)» Il n’en fallait pas moins pour illustrer et accentuer la profondeur du paradoxe artistique de ce jeune homme de 28 ans qui fera ses classes à l’université de New York pour pouvoir enfin se servir de sa plume aiguisée. C’est d’ailleurs cette dernière qu’il utilisera pour mettre un premier pied dans la porte de l’industrie du cinéma avant de mettre en avant sa sympathique « gueule »
Comme un MC qui cherche des punchlines marquantes, le petit Donald se verra confier les dialogues plutôt funs de la comédie « 30 Rock ». La série plusieurs fois récompensée se déroulant au 30 Rockfeller Plaza sera la première conquête de cet amoureux des mots qui déclare à ce sujet : « Writing is a very strenuous thing - it’s like banging your head against a wall » (« écrire est une chose vraiment difficile » « c’est comme se taper la tête contre un mur ») Après cette réelle entrée en matière, il était temps pour celui qui aurait aimé être Spider-Man de mettre en lumière son alter ego de la chansonnette»
Childish Gambino
Un peu comme comme un Tony Parker devenu Tony P (on assume la référence) Donald se transforme en Childish lorsqu’il officie derrière un microphone» Un changement de personnalité plutôt bien vu qui lui permet de totalement se décomplexer en se créant un personnage. Idéal pour se dédouaner de toute paroles un peu incisives et puériles mais toujours bien tournées à l’image de cette petite sélection :
«I don’t sleep, I dream awake» - Glory -
Forcément avec toutes ses activités extra-cinématographiques, pas le temps de somnoler.
«People watching me, I feel like Amber Rose’s Tits» - Fuck It All -
Après une analyse poussée, il se peut que ses yeux globuleux rappellent chez certains êtres cérébralement très instables la poitrine de Mme Wiz Khalifa.
« Catch me on my iPhone doing what the birds say » - Put It In My Video -
Moment idéal pour balancer le Twitter de la rédac (ici)
« I change The Situation like I’m auditioning for Jersey Shore » - New Prince -
Si tu ne connais pas Jersey Shore, tu ne peux pas comprendre et c’est dommage pour toi.
« I’mma rap and act, Will Smith this bitch » - The Real -
Si tu ne connais pas Will Smith» (on ne préfère ne pas finir la phrase)
Troy Barnes
Lorsqu’il ne se trimballe pas sur scène en short Lacoste, c’est à l’industrie du petit écran que Childish Glover apporte sa fraicheur avec la série Community qui fait ici office de banquise.
En effet le show de la NBC a su redonner un second souffle au genre comique après la place laissée vacante par Friends et la routine efficace installée par Ted, Barney, Marshall et leurs amies depuis maintenant sept saisons. Si Troy Barnes, le personnage de Donald Gambino ne porte pas à lui seul le succès de la série, il y contribue tout de même énormément par le duo qu’il compose avec le un peu trop cinéphile Abed. Il est vrai que les deux foufous forment un tandem décalé qui représente à son paroxysme même le concept du show» tandem qui au passage ponctue chaque épisode par une scénette attendue comme le père le Noël un 25 décembre à l’image d’un classique rap en espagnol débuté par T-Bone, le nom de scène de Troy» Et oui schizophrène jusqu’au bout.
Vous l’aurez compris, peu importe son appellation, Donald Glover est un artiste avec une large palette de talents qu’il met au profit du second degré, et de la bêtise intelligente» L’illustration parfaite de la citation de Woody Allen :





