Le Miami Heat : "That team you love to hate".

Pourquoi tu détestes le Miami Heat ?

28 décembre 2011 . Un commentaire
By Nico, in Featured, Lifestyle

Après des mois de lock-out, la NBA renaît de ses cendres, ternie par une période de grève orientée vers des considérations davantage mercantiles que sportives. Au milieu de cet entrelacs chaotique, l’équipe mise sur pied par Pat Riley entame sa deuxième saison depuis sa cure de jouvence de l’année précédente. Détestable et enviable, fiasco médiatique et équipe bankable au possible, le Miami Heat déchaine les foules autant qu’elle les divisent. Alors que la saison vient à peine d’être entamée, les spéculations vont d’ores et déjà bon train quant à l’identité du successeur des Dallas Mavericks. L’occasion pour Neo Boto de décrypter les cinq raisons pour lesquelles tu ne peux pas t’encadrer l’équipe des Tres amigos.


Parce que tu penses que Lebron James est un looser à la calvitie dérangeante

Instantanément passé du statut de gendre idéal et coéquipier modèle à celui d’ennemi public numéro un en l’espace d’une émission de télé couplée à quelques déclarations houleuses et à une finale catastrophique, Lebron James s’est creusé lui-même sa tombe. Une image de looser qui lui colle à la peau, agrémentée par une attitude arrogante des plus détestables, avec laquelle l’ailier du Heat a dû composer durant l’ensemble de la saison dernière. En profitant du break offert par le lock-out, Lebron s’est fait discret, presque transparent, et a travaillé son jeu davantage que son image. En taffant avec Hakeem Olajuwon sa panoplie dos au panier et en consolidant son tir à mi-distance, James semble être un joueur plus complet, débarrassé de considérations médiatiques régressives. Résultat, l’auto-proclamé King a surnagé lors du premier match de la saison contre Dallas, avec un double-double impressionnant de maitrise. Le pote de Jay-Z, hip-hop dans son attitude et jusqu’au bout des ongles, serait-il enfin prêt à dominer la ligue ? Comme le disait Maino : « Hi Hater ! ».


Parce que l’arrogance, ce n’est pas ton dada

Présentés comme des stars Hollywoodiennes lors d’un show à la suffisance irréelle, puis confiants à outrance quant à l’avenir de l’équipe « Non pas un, non pas deux, trois, quatre, cinq, six ou sept mais huit titres ! », le Big Three a agacé son monde par une arrogance injustifiable et détestable. Un sentiment consolidé par l’épisode « The Decision » où King James est apparu plus décérébré que jamais. Que le responsable Communication du Heat soit propulsé sur la place publique et condamné à écouter du Gucci Mane jusqu’à la fin de son existence.


Parce que tu es fan des Timberwolves ou des Cavaliers

Amateur de Michael Beaseley, l’homme qui pour se la raconter avec son nouveau tatouage « Super Cool Beans » se fait prendre en photo devant une table couverte de stupéfiants et la publie sur Twitter ou amoureux des cheveux d’Anderson Varejao ? Sache que nous partageons ta peine et que ta haine envers le Heat est tout à fait légitime. Ça marche aussi si tu es supporter des New Jersey Nets, des Sacramento Kings ou des Detroit Pistons.


Parce que tu es nostalgique d’une NBA orientée sur un style de jeu plus traditionnel

Bien moins technique que les mouvements au poste de papy Tim Duncan ou que la précision derrière l’arc du Gentleman Ray Allen, le système de jeu du Miami Heat est une orgie offensive et défensive, où les un contre un s’enchainent au rythme auquel les contre-attaques supersoniques se déclenchent. Des systèmes de jeu largement orientés sur les capacités physiques de Wade et Lebron qui auront finalement porté préjudice à une équipe du Heat étouffée par le collectif de Dallas en finale NBA. Nowitzki est peut être blanc, filiforme, et a une sale gueule, mais il ne se fait pas dessus lors du quatrième quart temps. L’amateur de la NBA des années 80 qui sommeille en vous, adepte des shorts moule-bite et des bras roulés a certainement jubilé en juin dernier.


Parce que tu trouves que Chris Bosh a une tête de vélociraptor

Directement rescapé de Jurassic Park, Chris Bosh s’est envolé vers la fraicheur du Canada et les Toronto Raptors pour finalement s’expatrier vers la Floride où sa famille pourra se repaitre en toute tranquillité à l’ombre des palmiers. Une migration réussie pour l’ailier fort qui pourra profiter de l’aura de James et Wade pour grappiller quelques titres, tout en étant parfois complètement invisible sur le terrain. Malin le Raptor.



Alors même que l’exercice 2011-2012 vient d’être entamé, le Heat comptabilise deux victoires et aucune défaite contre deux des plus grosses écuries de la ligue. Avec une saison réduite à soixante-six matchs, et un rythme effréné qui devrait être profitable aux capacités physiques d’une équipe à la cuisse encore frétillante de jeunesse, il est légitime de placer la franchise Floridienne parmi les favoris à la succession des Dallas Mavericks. On ne voudrait pas foutre le bordel, mais nous ne nous mouillerions pas trop en avançant que le Heat va faire grincer les parquets pour de longues années encore. On vous aura prévenus…

Un Commentaire
  1. Dr J le 28 décembre 2011 à 21 h 37 min

    « Parce que tu trouves que Chris Bosh a une tête de vélociraptor », vous m’avez tué là :)