Joke n'arrête pas le progrès
Joke au next level

Voilà quelques années que Neo Boto suit l’évolution de Joke, jeune montpelliérain aujourd’hui prétendant au trône de France. Le prince du 3-4 a su être patient bien qu’il n’a fallu que quatre années (depuis Prêt Pour L’Argent) qui ont dû lui paraître une éternité pour que sa musique touche « le grand public ».
Les préludes
Revenons dans un passé lointain, dans lequel après avoir téléchargé Prêt Pour L’Argent par hasard parce que la pochette était cool, nous avons décidé de garder un œil sur le nouveau protégé de Tekitek. Grands consommateurs que nous sommes, il aurait été commun d’écouter le projet d’une oreille pour ensuite passer à autre chose. Notre intérêt fut attisé par ce jeune homme sorti de nulle part, au talent brut, avec une insolence maîtrisée qu’il justifie par des métaphores et un flow qui glisse sur toutes les productions, car à l’époque, elles étaient déjà très bien choisies. La ligne directrice choisie pour ce street album est plus house/dubstep que ce qu’on a l’habitude d’écouter ce qui donne une espèce de chimère à laquelle on réussit tout de même à s’habituer car le potentiel est énorme.
Si Prêt pour l’Argent fait office d’exercice, et de pari en quelque sorte, la transition PPA.1.5 représente une réelle montée en puissance et un style trouvé. Myth Syzer de Bon Gamin, Jo A, Riski Metekson, The Et’s, Action Bronson. Les beatmakers, les productions, les invités sont bien plus hip-hop, l’Interlude de l’EP reprenant d’ailleurs « Untitled 63 » de Tyler, The Creator présent sur l’album Goblin. Joke y va avec une nonchalance déconcertante, on a l’impression de n’avoir jamais entendu ça auparavant et on se surprend à se dire que c’est ce qu’on attendait de lui car ça tue.
L’élégance de Paris, l’avance de Tokyo
Ayant délaissé le « a.k.a Marty Mc Fly », cet alias usé par trop de monde, Joke a trouvé une nouvelle manière de nous dire qu’il est dans le futur avec toutes ses références au Japon. La jeunesse Japonaise est un bordel à tous les niveaux mais vu que Bernard de la Villardière n’y a pas encore enquêté, nous n’avons que cette image de pays avant gardiste. Un avant gardisme qui peut être mis en parallèle avec les sonorités, les productions trouvées sur les deux derniers projets de Joke qui ont le mérite d’innover et de nous faire voyager. Si les artistes US aiment tant le petit tour à Tokyo pendant leur tournée asiatique c’est qu’ils y sont reçus comme des rois et que les dessous de tables sont laissés intacts après chaque repas, un traitement royal dont le rappeur a certainement eu les faveurs, lui qui « ride les meufs d’Harajuku » et qui glisse subtilement en interview qu’il y a un public à toucher là-bas.
Joke fait partie de ces personnes chez qui la nonchalance est un atout, donnant un réel impact à son rap et collant parfaitement à son personnage. Les refrains sont catchys, la voix est lente (« Max B », « Harakuju », « Threesome », « Journée »), le rappeur joue avec les sonorités, les assonances, on se relaxe et on apprécie l’exercice de style en même temps. A sa manière, le rappeur est capable de coups d’éclat, plaçant des punchlines par-ci par-là, des ego trips bien sentis et des expressions imagées dans lesquelles il parle de ta meuf. Oui, il aime parler des femmes des autres. « J’veux toutes les baiser j’suis polygame » appartient à un autre philosophe, mais Joke n’en pense pas moins car « ta meuf mesure [sa] queue quand elle a ses règles ». Kyoto et Tokyo nous montrent comment Ke-Jo monte au dunk en sautant par-dessus bon nombre de protagonistes.
Le rappeur qui voulait le beurre et la crémière, les fesses pleines de lipide, semble être à quelques pas seulement de son objectif, car beaucoup de choses semblent maintenant lui sourire. Après avoir livré quatre projets en quatre ans, son futur album sera certainement l’un des plus attendus de la rentrée prochaine.

______________________________
Mickaël Jolo
@MJ_4TW





Pour comprendre la conclusion
https://www.youtube.com/watch?v=-vVvcLDwyUA&feature=youtube_gdata_player
Moi j arrive pas à adhéré j’ai l impression d écouter un sous booba (que je n apprecie déjà pas particulièrement). Alors est ce que c’est le delire de ce genre de rappeur a la rime facile qui m empeche d apprecier je ne sais pasmais je veux écouter des rappeur dont j’ai l impression que je ne pourrais jamais écrire leur texte la j’ai l impression comme avec b2o que je peux écrire. Après oui il a du style mais si le style fait le rappeur ça montre la faiblesse de notre rap..