De la promesse à la désillusion
Ces rappeurs prometteurs tombés dans l’oubli
Si pour certains la révélation s’est très vite transformée en confirmation et en une carrière très prolifique, il y en d’autres pour qui le chemin a été très vite semé d’embûches malgré un talent indéniable. C’est le cas de nombreux rappeurs, et en particulier de Chamillionaire, Lupe Fiasco, Papoose, Saigon et Stat Quo, quatre MCs promis initialement à un avenir radieux mais très vite relégués au rang des oubliés. Bien plus que des One-hit wonder, ces rappeurs ont déchaîné les passions, se sont posés comme l’avenir du hip-hop, sans toutefois confirmer les espoirs placés en eux. De la promesse à la désillusion, retour sur cinq talents gâchés du hip-hop.
Chamillionaire
2005, une année charnière pour Chamillionaire. Cette année-là, le caméléon dévoile son premier effort solo, The Sound of Revenge. Le début de la gloire. Vendu à plus de 800 000 copies en l’espace de seulement deux semaines, The Sound of Revenge marque alors un succès retentissant pour Chamillionaire qui était parvenu à réunir sur son album tous les plus grands noms de la scène sudiste d’alors (Bun B, Killer Mike, Lil Wayne, Mannie Fresh, Scarface, Scott Storch…). Surtout, cet album encensé par la critique fut marqué par le single « Ridin’ » qui, l’année suivante, se positionnera numéro 1 du Billboard et remportera un franc succès dont un Grammy Award pour le meilleur morceau en duo ou groupe de l’année. Un hit planétaire dont le retentissement fut considérable pour ce rappeur originaire de Houston alors signé chez Universal. L’avenir s’annonçait radieux pour Chamillionaire.
Par la suite, le nouveau représentant du southern rap continua de rameuter toute une horde de fans grâce à sa série de mixtapes à succès Mixtape Messiah avant d’enchaîner en 2007 sur un deuxième album, Ultimate Victory, certes moins bien accueilli, mais au succès respectable. Un opus dans la suite du premier avec un single réussi (« Hip Hop Police » avec Slick Rick) et un casting haut de gamme une fois encore : Bun B, Devin The Dude, J.R. Rotem, Krayzie Bone, Lil Wayne, Lloyd, Pimp C, Play-n-Skillz, Slick Rick. Avec seulement 79 000 copies vendues la première semaine (un bon chiffre mais loin de celui de The Sound of Revenge), Ultimate Victory reçut tout de même un très bon accueil au sein de la critique, Allmusic le décrivant comme « une perspective positive pour l’avenir du genre. » ou encore Rolling Stone ne tarissant pas d’éloges à son égard : « “Ultimate Victory” pourrait bien être l’album le plus personnel du hip-hop depuis que Slim Shady a pris un micro ». On est en 2007 et tout semble donc rouler pour Chamillionaire.
Pourtant, sept ans plus tard, en 2014, le MC a presque totalement disparu du paysage rapologique. En dépit d’un certain nombre de mixtapes – mais sans grand intérêt – dévoilés jusqu’en 2011, Chamillionaire n’a plus grand-chose à nous proposer. Et ce ne sont pas ses trois EP sortis entre mars 2012 et juillet 2013 (Ammunition, Elevate, Reignfall) qui viendront nous réconforter quant à un possible retour en fanfare du rappeur. Après trois années (2005-2006-2007) qui l’auront vu passer du statut de newcomer à celui de rappeur confirmé et promis à un grand avenir, Chamillionaire a finalement vu sa carrière s’éteindre aussi vite que le succès est arrivé. Annoncé dès le lendemain de la sortie de son sophomore album, Venom, rebaptisé entre-temps Poison, n’aura finalement jamais vu le jour. Et si le rappeur continue de nous le promettre, au fond on n’y croit plus vraiment. Pire, notre désintérêt à son sujet s’avère en réalité total. S’il était parvenu à se constituer une fanbase conséquente, à susciter un engouement sans précédent jusqu’à faire de lui le futur King of South, force est d’admettre aujourd’hui que Chamillionaire ne fait plus rêver. Au final, Chamillionaire aura, telle une étoile filante, brillé de façon spectaculaire mais éphémère.
« Ridin’ »
Lupe Fiasco
Auteur en 2006 d’un classique comme on n’en fait plus -Food & Liquor-, Lupe Fiasco a véritablement marqué de son empreinte cette année-là tout en s’affirmant comme le nouveau grand espoir du rap-jeu. Mais que peut bien évoquer le nom de Lupe Fiasco au jour d’aujourd’hui ?
Impliqué dans de nombreux beefs, indigné contre la terre entière et en premier lieu contre le rap et le président Barack Obama qu’il accusait il y a peu plus de « plus grand terroriste américain », Lupe Fiasco apparaît aujourd’hui davantage comme une figure rebelle que comme ce MC si attachant, si talentueux qui nous faisait vibrer dans les années 2006/2007. Et pourtant, il y a une dizaine d’années, nous étions prêts à miser gros sur lui. Pétri de talent, Lupe était parvenu, en l’espace de deux albums, à mettre tout le monde à genou. Alors âgé de seulement 24 ans, le gamin impressionnait déjà. Un Food & Liquor (2006) qualifié de classique dès sa sortie, un The Cool (2007) tout aussi éclatant, Lupe représentait pour tout le monde l’avenir du genre. Nommé dans la sélection des XXL Freshmen 2008, Wasalu Muhammad Jaco – de son vrai nom – semblait déjà avoir pris un train d’avance sur ses collègues. Kanye West, Pharrell, tous les plus grands n’avaient d’yeux que pour lui. Et pourtant, aujourd’hui, force est d’admettre que Lupe ne fait plus rêver. La faute, probablement, à une mauvaise gestion de sa carrière au sortir de la sortie de The Cool. Hésitant quant à la teneur de son troisième album, désirant à l’origine livrer un triple et dernier projet intitulé LupE.N.D. avant de remettre cette galette à plus tard et d’annoncer la sortie d’un nouvel opus répondant au doux nom de The Great American Rap Album, Lupe Fiasco opta finalement pour We Are Lasers, rebaptisé ensuite Lasers. Un album qui devait, selon ses propres mots, être un « great album ». La suite, on la connaît, un projet sans cesse repoussé, des fans protestant et signant une pétition pour faire plier Atlantic, alors réticent à donner une date à Lupe, jusqu’à la sortie, au début de l’année 2011, de Lasers. Un fiasco total. En dépit de ventes faramineuses (204 000 copies écoulées durant la première semaine d’exploitation), Lasers fut fustigé par toute la presse spécialisée et les fans, du bonhomme et du hip-hop en général. Dur de se soulever après un échec pareil. Pour sa défense, le rappeur s’empressa de blâmer Atlantic, accusé de lui avoir imposé cette nouvelle direction davantage « mainstream », et de déclarer qu’il détestait cet album. On n’est pas dupe à ce point quand même. Il reste que son retour aux racines sur Food & Liquor II en 2012 n’a pas eu l’effet escompté.
Si Lupe est tout de même loin d’être enterré, sa carrière reste à ce jour ternie par des choix artistiques discutables qui laissent un goût amer à ses fans, persuadés d’avoir perdu le Lupe de ses débuts. Fini le temps où l’on louait à tout-va le rappeur, où l’on guettait la moindre petite track inédite dévoilée sur le net, Lupe apparaît désormais comme un MC moyen noyé dans la masse de rappeurs. Une triste évolution pour un MC de ce calibre. Il ne nous reste plus qu’à espérer un retour tonitruant de sa part. Et on le sait capable. À bon entendeur…
« Kick, Push »
Papoose
Natif du quartier de Bed-Stuy à Brooklyn à l’instar d’un certain Notorious B.I.G., Papoose n’aura pas eu la chance d’obtenir ne serait-ce qu’une once de succès comparable à son feu acolyte. Et pourtant, personne ne le prédestinait à en baver autant qu’il en a bavé. 26, tel est le nombre de mixtapes officielles livrées depuis 2004 jusqu’à que paraisse, enfin, son premier album studio en mars 2013. Un parcours semé d’embûches qui aura fait passer Papoose du statut de star en devenir à celui de banal rappeur underground. Et pourtant, en 2005, tout semblait le prédéterminer à une très grande carrière, lui qui, en plus de remporter le trophée du meilleur rappeur de l’année lors des MTV Video Music Awards, ne cessait de faire l’objet de louanges. Tout le monde comprit alors qu’il faisait partie de cette nouvelle génération dorée de rappeurs. L’année 2006 ne fut pas en reste elle non plus puisque c’est durant celle-ci que le rappeur franchit un cap supplémentaire en signant sur le label Jive Records pour la coquette somme de 1.5 millions de dollars. Un montant record à l’époque pour la signature d’un rappeur. Cela en disait donc long sur les espoirs que l’on plaçait en lui. Il faut dire qu’il sortait de plusieurs années riches en mixtapes de qualité, une performance saluée par toute la sphère hip-hop qui n’attendait désormais plus qu’un album pour confirmer toutes ces belles choses. Une signature dont découla logiquement la promesse de la sortie d’un premier album intitulé The Nacira Dream, un projet censé mettre fin à une longue période de galère pour le rappeur. Finalement il n’en sera rien.
Séparé de son label en 2007 tout en ayant obtenu le droit de conserver ses 1.5 millions, Papoose se retrouvait de nouveau livré à lui-même. Condamné à livrer mixtape sur mixtape comme au bon vieux temps, le MC aura au moins eu le mérite de se bâtir une solide réputation dans le domaine de la mixtape. Une maigre consolation pour ce rappeur à qui l’on prédisait une longue et admirable carrière. Si son bébé The Nacira Dream a enfin vu le jour l’année dernière -une décennie, presque, après avoir été annoncé- avec la participation de quelques grosses pointures comme DJ Premier et Mobb Deep, on ne peut pas dire que la réussite ait été au rendez-vous. Un album très médiocre, de piètres chiffres de vente, un désintérêt total de la part des anciens fans du rappeur et de toute la sphère hip-hop en général, force est d’admettre que Papoose ne fait plus rêver et ce depuis belle lurette. Désormais contraint de lancer des piques à Kanye West ou encore de répondre à Kendrick Lamar sur « Control » pour essayer d’attirer l’attention sur lui, le protégé de longue date de DJ Kay Slay n’a semble-t-il toujours pas compris qu’il était à tout jamais enterré. Mais on ne peut pas lui reprocher d’y croire encore.
« Alphabetical Slaughter »
Saigon
Aujourd’hui âgé de 36 ans et donc logiquement plus près de la fin que du début de sa carrière, que pouvons-nous bien retenir du parcours de Saigon ? Au fond, pas grand-chose. Pourtant, Brian Daniel Carenard – de son vrai nom – aurait pu connaître une destinée flamboyante, du moins c’est ce qu’on lui présidait. Gamin nerveux, le jeune Carenard n’a pas vécu ce que l’on peut appeler une enfance rêvée. Et pour cause, d’abord placé en centre de détention pour mineurs à l’âge de 14 ans, celui que l’on connaîtra plus tard sous le pseudonyme de Saigon se retrouvera à peine deux ans après en prison pour homicide. Pas tendre le gamin. Fervent croyant, Carenard se donna alors pour mission d’obtenir sa rédemption en se tournant vers le rap, discipline pour laquelle il découvrit une véritable passion grâce à un co-détenu rappeur, Hakim. C’est d’ailleurs à cette époque que l’inexpérimenté rappeur se vit décerner le blaze « Catastrophe » dans le cadre de ses battles avec ce dernier, avant de se rebaptiser lui-même plus tard « Saigon », clin d’œil à sa lecture de l’ouvrage de Wallace Terry sur la guerre du Viêt Nam (Bloods : An Oral History of the Vietnam War by Black Veterans). Tout fraîchement libéré en 2000, Saigon n’a alors qu’une seule idée en tête : décrocher un deal dans une maison de disques afin de sortir le projet sur lequel il travaille depuis tant d’années et qu’il a choisi d’intituler The Greatest Story Never Told. En attendant que ce jour arrive, le MC enchaîne les mixtapes dans le but de faire monter le buzz autour de lui et suscite très vite l’intérêt. En 2004, le voilà signé sur le label Atlantic Records. Le parcours de Saigon semble s’être décanté et très vite il obtient le soutien sans faille du producteur Just Blaze qui en fait son nouveau poulain et qui lui obtient des collaborations avec Jay-Z, Kanye West ou encore Kool G Rap. Pour le rappeur, les années de galère appartiennent désormais au passé.
Malheureusement pour lui, les choses vont rapidement se gâter. Invité par son label à collaborer avec le groupe de R&B Pretty Ricky sur un morceau radio-frendly, Saigon sent la galère sur le point de rejaillir. Une impression qui ne tarde pas à se confirmer, Atlantic hésitant à octroyer au rappeur une date de sortie pour The Greatest Story Never Told et exigeant de sa part la sortie de trois singles. Face à la volonté d’Atlantic de faire de lui un artiste mainstream, Saigon, réticent à l’idée de changer de direction artistique, entama dès lors un véritable bras de fer avec son label. Pour autant, déterminé, le rappeur continua d’alimenter la rue avec diverses mixtapes tout en travaillant soigneusement sur son bébé. Pourvu d’un vécu typique d’une rap star et de qualités indéniables au micro, Saigon provoqua un engouement sans précédent autour de lui jusqu’à faire la Une de nombreux magazines spécialisés et participer à la classe des XXL Freshmen pour l’année 2008. Devenu l’un si ce n’est le plus grand espoir de la scène hip-hop d’alors, Saigon ne réussit toutefois pas à obtenir une date pour son album attendu par toute une horde de fans. Une déception qui l’incita à annoncer, en 2007, l’arrêt de sa carrière : « No more interviews, no more mixtapes, no nothing… I’m not a rapper anymore, I’m done. ». Déclaration à laquelle il ne donnera jamais suite…
Finalement émancipé de la tutelle d’Atlantic en 2008, Saigon mettra quatre ans avant de publier, enfin, son tant attendu album via le label indépendant Amalgam Digital. Un très bon projet certes, sur lequel le rappeur déploie un flow manié avec assurance et des textes touchants, mais beaucoup trop désuet. Cela s’en ressentira d’ailleurs dans les ventes puisque TGSNT ne s’écoulera qu’à 20 000 exemplaires en l’espace d’un mois. Très peu pour un rappeur dont l’avenir s’annonçait éclatant et pour un album qui, quelques années auparavant, figurait parmi les projets rap les plus attendus. Aujourd’hui libre de donner des suites à son projet (le deuxième volet est paru en 2011 et le troisième est prévu pour cet été), Saigon peut avoir beaucoup de regrets car s’il y a bien une chose que l’on retiendra de lui, ce sont ni plus ni moins que ses déboires avec Atlantic. Et pas grand-chose de plus.
« C’mon Baby » feat. Swizz Beatz & Jay-Z
Stat Quo
Originaire d’Atlanta, berceau de la nouvelle scène trap, Stat Quo fait partie de cette longue liste de rappeurs à qui l’on prédisait un avenir radieux mais qui n’ont finalement pas eu l’opportunité d’exploiter tout leur talent, la faute à de multiples facteurs au premier rang desquels les mauvais choix de carrière. Détenteur d’une Licence en économie et commerce international, Stanley Benton – de son vrai nom – a finalement troqué les études pour le rap au début du siècle sur les conseils avisés de l’omnipotent Scarface, alors grand admirateur du jeune homme rappeur à ses heures perdues. Stat Quo s’apprête dès lors à faire le premier choix de sa carrière, choix qui lui sera tristement fatal. Remarqué en 2003 par Eminem et Dr. Dre dans le sillage du succès local de sa série de mixtapes Underground Atlanta, Stat ne se donne pas le temps de la réflexion et signe précipitamment chez Aftermath et Shady Records. L’enfer peut alors débuter. Promis à un avenir étincelant selon tous ses contemporains, fans et magnats du rap, et notamment par ses deux nouveaux mentors, un premier album studio, intitulé Statlanta, lui est tout naturellement promis dans la foulée de sa signature.
En 2008, Stat Quo aura rompu son contrat avec Aftermath/Shady Records après avoir attendu, en vain pendant cinq ans, l’obtention d’une date de sortie pour son projet. Cinq années durant lesquelles notre cher rappeur aura dû se contenter d’un seul single, « Like Dat », finalement cédé à la bande-son de NBA Live ’06, tout en enchaînant les mixtapes dans l’espoir de raviver, sans réussite, la flamme du côté d’Aftermath. Arrivé en même temps qu’un certain 50 Cent, Stat Quo se sera donc vu sacrifié au profit de ce dernier dont le succès ne tarda pas à pointer le bout de son nez. Obligé pour Stat, donc, de patienter dans l’ombre de Fifty entre 2003 et 2008 et d’assister, impuissant, à son succès. Get Rich or Die Tryin’, The Massacre, Curtis, les ventes de 50 atteignent des sommets, sa gloire est à son apogée, Aftermath ne voit donc pas l’utilité de promouvoir un autre artiste.
Finalement, le bout du tunnel sera atteint en 2008, année de sa libération du joug d’Aftermath. Deux ans plus tard, Stat Quo compte déjà à son actif deux albums sortis en indépendant –Smokin’ Mirrors et le très bon Great Depression–, ainsi que le fameux Statlanta, son premier album studio paru via le label de Sha Money XL, Dream Big Ventures, mais dans une indifférence quasi-totale. Si aujourd’hui le rappeur semble satisfait de son nouveau statut, lui permettant ainsi de travailler sur différents projets (création du label The Firm avec Game ou encore sorties de l’album collaboratif FUPM avec Bobby Creekwater et de son deuxième effort studio ATLA), force est de constater aujourd’hui que le rappeur a tout perdu de la réputation qu’il avait réussi à se construire, de même que des appuis qu’il était parvenu à obtenir et du label haut de gamme qui aurait été un véritable plus pour la réussite de sa carrière. Finalement, Stat Quo, bien que pétri d’un talent indéniable, n’aura pas eu la longue et belle carrière qui l’attendait. Qui sait, une carrière plus glorieuse se serait peut-être offerte à lui s’il n’avait pas fait l’erreur de signer, il y a maintenant une dizaine d’années, sur Aftermath…
« Like Dat »
Autrefois étincelants, les noms de Chamillionaire, Lupe Fiasco, Papoose, Saigon et Stat Quo n’évoquent désormais plus grand-chose. Pourtant pétris de talent et prédits autrefois à un avenir radieux, ces cinq rappeurs n’ont jamais pu confirmer tous les espoirs placés en eux et se retrouvent aujourd’hui relégués au rang des oubliés.
Une situation qui n’est pas propre à ces cinq MCs et qui devrait en toucher encore beaucoup d’autres à l’avenir (Azealia Banks, Fashawn, Machine Gun Kelly si vous nous entendez…).
À écouter :
- Chamillionaire - The Sound Of Revenge
- Lupe Fiasco - Food & Liquor
- Papoose - Second Place Is The First Loser
- Saigon - The Greatest Story Never Told
- Stat Quo - Statlanta
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Rémy Paurion
@RmyPaurion








On aurait pu citer Bishop Lamont aussi et la plus part des rappeurs du Shady Records/Aftermath
Pas facile de voir Lupe dans une telle liste, même si je dois bien le reconnaitre.. En terme de rappeurs de qualité, qui ont tendance à peu à peu disparaitre des mémoires collectives, j’aurais bien mis Freeway
Par rapport à Lupe, meme si ses skeuds sont pourris il n’est pas quand même si Oublié que ça , il a quand même contribué à Yeezus pour les paroles de Black Skinhead
De + il a été nominé en 2013 aux grammys pour son album Food & Liquor II