Pourquoi Alchemist est-il toujours dans le coup ?
The Alchemist, best beatmaker alive ?

Alchimie : nf. Science occulte centrée sur la recherche d’inspiration spirituelle, ésotérique, d’un remède universel capable d’opérer une transmutation de l’être, de la matière. (Larousse)
Depuis sa naissance en 1977 dans les beaux quartiers de Beverly Hills, Alan Daniel Maman aka The Alchemist n’a pas attendu longtemps pour s’acoquiner avec les pulsations rap qui rythment alors l’underground californien. Devenu au fil des ans un producteur de génie reconnu pour son sens du découpage et son acharnement au travail, The Alchemist reste encore aujourd’hui un des producteurs les plus réputés du circuit. Véritable trait-d’union entre plusieurs générations, briseur de nuques invétéré et passerelle entre la East et la West, le beatmaker s’est fait un nom parmi les meilleures collaborations en l’espace de presque vingt ans de carrière, bénéficiant de fait un carnet d’adresses aussi épais que l’annuaire de Tokyo. Si les raisons d’une telle réussite sont nombreuses, le talent reste la condition sine qua non d’une pertinence qui porte encore ses fruits. Analyse dans les lignes qui suivent.
Le background
Avec plus de 400 productions au compteur Alchemist en impose. Depuis la fin des 90′s jusqu’aux années 2000, le californien a offert ses talents à une pléthore d’artistes tels que Defari, Big Daddy Kane, Mobb Deep, The Dilated Peoples, Royce da 5’9, Nas, Group Home, Infamous Mobb, Pharoahe Monch ou encore Saigon. De quoi donner le vertige au crate digger… Epaulé par une tripotée de producteurs au milieu des années 1990 (Lethal, T-Ray, DJ Ralph M) c’est surtout en la personne de DJ Muggs que le soutien viendra. Déjà l’acharnement d’Alchemist impressionne, sa maturité le poussera même à choisir et enregistrer les samples pour l’album Temple Of Boom de Cypress Hill (il sera d’ailleurs non crédité). Un peu plus tard, à New-York, il rencontrera les jeunes loups de QB, Infamous Mobb, dont la connexion avec Mobb Deep - alors en plein renouvellement artistique - lui permettra de réaliser deux morceaux (« The Realest » et « Thug Musik ») qui paraîtront sur l’album Murda Musik en 1999. Côté West, Alchemist s’impliquera énormément avec ses acolytes des Dilated Peoples durant les années 2000, notamment sur leurs premiers albums (The Platform et Expansion Team), gratifiant les deux opus de titres majeurs comme « The Platform », « Worst Comes To Worst », « The Main Event » ou « Live On Stage ». Par la suite, les années se succèderont laissant place à des collaborations fructueuses où le style d’Alchemist fait mouche. Découpage ingénieux, sens de la boucle bien étudié allié à un art du crate diggin’ très poussé, l’alchimiste est passé maître dans l’art de la transmutation des matériaux bruts en une matière noble. Aujourd’hui encore, le californien reste toujours aussi sollicité et ne s’est jamais autant diversifié.
Un artiste qui ne se renouvelle pas est un artiste mort
Alchemist aurait pu rester sur ses acquis, continuer à produire de manière automatique sans jamais chercher à renouveler sa palette créative et ainsi cloisonner son art dans un carcan confortable aux dimensions pré-établies. Mais ce dernier n’a pas choisi la facilité. L’opiniâtreté dont il fait preuve depuis des années l’a toujours poussé à explorer de nouveaux horizons, à faire preuve d’audace, se lançant parfois dans un minimalisme audacieux que peu de producteurs peuvent se permettre. Si l’image d’Alchemist est inhérente à celle d’artistes comme Prodigy, les Dilated Peoples et plus particulièrement Evidence, notre homme ne s’est jamais imposé de limites dans la création. Contrairement à son très bon ami DJ Muggs dont l’inspiration s’est portée – en vain – au delà de la sphère rap (cf. l’album Dust sorti en 2003), Alchemist a conservé le cap dans un genre qu’il maîtrise tout en y injectant une liberté salvatrice. En atteste ses récents projets avec Oh No (Gutter Water, Vodka & Ayahuasca) ou le très conceptuel Russian Roulette basé sur quelques samples de musique russe dont le résultat se rapproche d’une sorte de collage ayant trait à la Russie ou du moins à son évocation : « Ça n’a pas été fait comme un album, ça ressemble plus à un projet d’art audio. J’ai juste tout balancé en même temps et passé énormément de temps en espérant que le projet pourra être joué du début jusqu’à la fin. […] J’ai grandi dans les années 1980 à l’époque de la guerre froide, et à cette époque toutes les choses que l’on voyait nous faisaient croire que la Russie était mauvaise, […] tout ça c’était de la propagande mais cette merde était drôle.* ». Mais cette indépendance d’esprit ne serait rien sans le relais et l’appui de structures bienveillantes comme Decon, Warp, Stones Throw, Rhymesayers ou Duck Down, garantes d’une liberté totale.
Le caméléon
Rares sont les artistes qui parviennent à créer un consensus parmi l’ancienne et la nouvelle génération. Sollicité aussi bien par les vieux de la vieille (Kool G Rap, Nas, PMD, Prodigy, Sean Price, Raekwon…) que par des MC fraichement arrivés sur le circuit (Action Bronson, Mac Miller, Schoolboy Q, Meyhem Lauren, Domo Genesis, Hodgy Beats, Freddie Gibbs), Alchemist fait office de passeur générationnel et d’homme vers qui les différentes sensibilités se rejoignent. Sa force réside dans sa capacité à s’adapter à l’univers de chaque collaborateur pour en tirer le meilleur : psychédélique et aérien pour Evidence, minimaliste et sépulcral pour Roc Marciano, second degré pour Action Bronson, sophistiqué pour Nas ou encore corrosif et cinématographique pour Pee. Le seul dénominateur commun entre ces différents travaux réside dans son ardeur au travail et sa persévérance comme nous le confiait Freddie Gibbs dans une interview « bosser avec lui ça reste toujours dans un bon esprit. Il est l’un des producteurs que je préfère et toutes les opportunités pour bosser avec lui sont bonnes à prendre. […] C’est un gros bosseur, j’ai aussi entendu dire que quelques fois il ne dort pas et qu’il fume ces joints que vous fumez en Europe avec de la weed mélangée à du tabac, mais personnellement je suis incapable de faire ça ! En tout cas c’est ce qu’il faisait quand j’étais en studio avec lui** ». Une qualité appréciable qui lui a permis depuis le début de forcer le respect face à des figures légendaires comme B-Real, DJ Muggs, Prodigy, DJ Premier et de jouer à la fois sur des plans « mainstream » ou plus « alternatifs », dualité qu’Alchemist semble maîtriser avec une certaine désinvolture.

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- Pierre-Jean Cléraux -
*interview Alchemist pour HHDX juillet 2012
**interview Freddie Gibbs pour Neo Boto, février 2012






L’article est très bon, sauf le titre !
Est-ce que c’était pour attirer le lecteur ou est-ce une vrai question ??
Parce qu’Alchemist est un excellent producteur mais aucun fan censé de rap ne le met même dans un top 5 soyons sérieux.
Si on compare sa disco à des mecs comme Dre, Primo, Pete Rock, Dilla, Pharrell… Il ne tient pas du tout la comparaison.
Et puis il n’a pas marqué l’histoire du rap comme Primo (Ready To Die, Illmatic, Reasonable Doubt, Life After Death….) ou Dre (Chronic, 2001, Doggystyle, Get Rich or Die Tryin, The Marshall Mathers LP…) par exemple et n’a participé à aucun classique majeur.
C’est un bon prodo très bon dans son style mais ça s’arrête là.
Tres bon papier ! cela dit je ne suis pas d’accord avec Tom, il a marqué le hip hop par ses prods aussi riches que variées, comme il est dit, le mec est omnipresent. quand t’ecoutes du Dre, le mec a sorti ses classiques dans les années 90 aujourd’hui il est plus trop la, primo c’est autre chose le gars lache pas l’affaire mais c’est tres tres repetitif. je le placerais facilement dans mon top 5 producteur casseur de cou avec ces memes dre et primo, sans oublier les neptunes et Timbaland. faut pas oublier que son chemical warfare et son 1st infantry ont fait tres fort !
Merci Tom et Thomas^^ !
@Tom : Comme tu dois t’en douter le titre est volontairement provocateur. Néanmoins il y a une part de vérité dans le titre qui sous-entend qu’Alchemist reste un des rares beatmakers issu de la fin des 90′s a en avoir sous le pied à l’heure actuelle. Les prods livrées ces derniers années en attestent, le type est encore très fort (Covert Coup, quelques prods pour le dernier Evidence, pour Roc Marciano, Action Bronson, Sean P, Awar, Pee, Terma, IM3 etc). De plus Alchemist à l’inverse d’un Primo possède une palette créative plus large dans le sens où il se permet des « écarts » comme sur les Gangrene, le Russian Roulette ou un titre comme « James Hendrix ». Attention je ne suis pas en train de dire que Preem fait du mauvais taff loin de là c’est un mythe vivant, mais il est beaucoup plus prévisible. Pour Pete Rock c’est différent.
Concernant sa participation à des « classiques majeurs » on ne peut pas nier une chose : le fait d’avoir marqué l’underground grâce à des productions pour des albums comme HNIC ou Return Of The Mac de Pee, les deux premiers Dilated, les deux premiers Pharo, le deuxième Group Home, le premier Defari, les albums d’IM3 etc, je ne vais pas tous les citer, et puis il ne faut pas oublier que le Temple Of Boom de Cypress a été intégralement produit par lui, Muggs a choisi les beats (drums) mais Alchemist était entièrement à la prod même s’il n’a pas été crédité.
En revanche là où je serais un peu plus nuancé c’est concernant ses deux solos 1st Infantry et Chemical qui pour moi sont deux albums moyens, surtout le deuxième, car le premier comporte tout de même quelques tueries comme « Hold You Down », « Where Can We Go », « Different Worlds »… C’est un peu le syndrome RZA.
Donc pour résumer ce pavé^^, je pense qu’Alchemist même s’il est arrivé après la génération qui a défriché le son des 90′s, après des monstres comme Dre, Ant Banks, Easy Moe Bee, RZA, Primo, Pete Rock, Large Pro etc, le rap des années 2000 à aujourd’hui lui doit énormément.
C’est qui Pharell ? C’est qui Dilla ? C’est qui Timbaland ?
Bref je rejoins le CrazyHo’, Alc tient les couilles du rap jeu depuis plus de 14 ans, il a pas de classique mais sa disco parle pour lui, bref il a rien à envier au plus grand car il en fait parti.
Bel article au passage
Drill (fan censé de rap)
Pas d’accord avec vous, @Thomas, Dre ne se résume pas aux années 90, Documentary, GRODT, les albums d’Em, et des grosses prods pour pleins d’autres artistes… Il a fait du lourd ds les années 2000 après c’est vrai que si on parle du rapgame ajd on peut le considérer « à la retraite ».
Pour Primo ok il était au top ds les années 90 et ça reste répétitif mais c’est son style c’est pour ça qu’on le kiffe et il restera le meilleur beatmaker rap de tous les temps, pas de ces dernières années c sûr mais ses collabs’ ac Bada$$ peuvent le refaire briller.
Après même si on parle que des dernières années, je ne place pas Alchemist au top des prodos, des mecs comme Apollo Brown, Jake One, Needlz ou Just Blaze sont au dessus à mon avis.
Pharrell son taff avec les Clipse, Jay, Snoop, ses albums ac NERD - et un paquet d’autres prods - sont dingues et il est toujours au top, sa prod sur Magna Carta Holy Grail va être folle, Timbo ok il a coulé et on ne parle pas de Kanye qui a aussi produit un paquet de classiques.
Bref que ce soit toutes époques confondues ou juste ces dernières années, Alchemist est certes très bon mais ne fait pas parti des tous meilleurs à mon sens, d’ailleurs vous le dites vous même en disant qu’il n’a pas de classiques, c’est quand même grâce à ça qu’on marque l’histoire du rap, si Nas n’avait pas fait Illmatic, aussi doué soit-il, il n’aurait pas été mis sur un piédestal toute sa carrière.
Et puis sincèrement si on compare les 10 meilleures prods de tous les prodos que je cite, il n’y a pas photo.
si on parle de classique alors dans ces cas là Pharell, Kanye et Timbo n’en ont aucun dans leur répertoire d’attester, seuls Dre et Primo peuvent s’en vanter. Mettre Apollo et Jake One devant c’est carrément dur, ok les mecs sont sympas mais c’est des beatmakers moyens incapables d’évoluer. Enfin si on parle clairement technique, il y a p-e que Blaze qui se rapproche d’ALC, techniquement le mec est trop loin pour être dans la même cours que des Pharell, Kanye (tout ce que je peux détester en terme de beatmakin de feignasse à la Dilla), Timbo, Jake, Apollo qui n’ont même pas le niveau pour entre dans un top 10 des meilleurs beatmakers HH
Pharrell, Kanye et Timbo aucun classique dans leur répertoire ??
Tu viens de te décrédibiliser.
Si je cite Apollo et Jake One c’est pour parler des meilleurs en 2013, « Trophies » par exemple niveau prod est une boucherie, bien supérieur aux derniers projets d’ALC.
Et tu peux ne pas kiffer mais dire qu’ils sont moyens c’est pas sérieux.
Ok je ne les mettrai pas ds un top 10 ts les tps mais ALC non plus.
Tous prodos confondus, en + des Dre, Primo, Pharrell, Timbo, Kanye, on peut en citer un paquet d’autres supérieur à ALC: Pete Rock, Dilla, Q-Tip, RZA, Blaze…
Bref débat sans fin, après on est sur une question de goût, en tout cas je peux t’assurer que dans tous les classements beatmakers de sites US, ALC n’est quasi jamais cité
Pour recentrer un peu le débat dont le sujet était de savoir si Alchemist fait partie des meilleurs prodos actuels (donc exit les anciens beatmakers mythiques), pour ma part la réponse est oui. Après c’est une question feeling.
Si on reste dans l’underground je le place en tête des beatmakers actuels. Apollo reste très limité artistiquement (comme son matos), toujours le même type de samples, la même façon de les tourner, les mêmes loops, les mêmes kits de drums, les mêmes textures… Sa musique sonne bien mais ça tourne très vite en rond. Idem pour un gus comme 9th Wonder. Faut pas oublier le background d’Alchemist qui parle pour lui et reste infiniment plus riche et supérieur (selon moi) à pas mal de gars comme Jake One, ou Statik. Pour Just Blaze c’est différent, le type a une belle palette.
Donc Tom tu auras compris qu’il ne s’agit pas ici de comparer Alchemist aux grosses légendes comme Preem, Pete Rock, RZA, Lord Finesse etc. Le bilan des 13 dernières années pour Alchemist est sans commentaire, sans compter que le type est régulier et arrive à placer quelques ogives tous les ans. Son prochain album des Step Brothers (Alc + EV) est très attendu.
C’est pas une question de crédibilité c’est une question éligibilité, quels sont les albums certifiés classiques en tant que prodo unique des Pharell, Timbo et Kanye ? aujourd’hui aucun officiellement car ils ne font jamais l’unanimité. Pareil pour ALC mais après sur la technique, mettre ALC en dessous de ces 3 là, c’est mal connaître le répertoire du gars
Si on se recentre sur la période actuelle, les seuls beatmakers crédibles sont pour ma part : ALC, Buckwild, Blaze, Roc Marciano (le seul avec sa galette auto-produite Marcberg à pouvoir décrocher la mention classique dans les années à venir), Evidence et Apathy.
Quand on cite des mecs comme Jake ou Apollo c’est allé chercher des mecs de milieu de tableau qui ont leur propre touche et qui sont incapable de bouger. Ca veut pas dire que j’aime pas mais un Apollo comme un Confidence, ce sont des mecs incapables d’évoluer.
Hell Hath No Fury est un classique, College Dropout, Late Registration et Be sont des classiques, après hors albums produits intégralement (y’en a pas des masses non plus), Blueprint de Jay doit beaucoup aux prods de Kanye et Timbo, idem pour le Black Album Pharrell et Blaze en + (et Rubin on l’oublie!).
Timbo c’est plus compliqué pour les albums intégralement produits parce qu’il peut faire de la merde ou avoir des coups de génie mais des beats comme « Dirt Of Your Shoulders » ou « Put You On Game » sont supérieurs à tout le répertoire d’ALC à mon avis.
Ok exit les vieux prodos la plupart ont coulé mais on ne peut pas zapper DJ Premier comme ça, vous me parlez d’Evidence, sur son dernier skeud ALC a lâché du très lourd mais c’est Primo qui a braqué l’album avec You.
Après y’a un truc sur lequel je ne suis pas d’accord avec vous c’est sur le « renouvellement », j’aime quand un prodo a sa patte reconnaissable entre mille et c’est pour ça que je les kiffe, Primo c’est toujours la même recette mais il varie ses samples, il est moins en vue tout simplement parce qu’il taffe avec des rappeurs de seconde zone, si un jour il fait son album avec Nas tout le monde le replacera sur le trone !
Pharrell il peut faire de l’ultra minimalisme à la Grindin ou Drop It Like It’s Hot ou du plus musical Cot Damn, Allure mais tu retrouves toujours les drums uniques des Neptunes.
Bref j’ai pas forcément envie qu’ils évoluent et quand j’écoute Yeezus je préfèrerai que Kanye nous refasse un College Dropout pt 2!!
Si on regarde ALC ok il a pas mal évolué mais est-ce que ça veut dire qu’il est meilleur ? Je ne pense pas, je réécoutais Albert Einstein, aucun son ne m’a vraiment transcendé les boucles sont ultra courtes et répétitives 2-3 secondes max avec une variation de temps en temps, rien de génial.
Pour en revenir à Apollo je suis d’accord c’est toujours les mêmes drums, même façon de découper les samples… Mais n’empêche que ses prods me procurent bcp plus d’émotions que celles d’ALC (c’est subjectif), Trophies >>>> Albert Einstein niveau prod et Prove Me Wrong >>>> ttes les dernières prods d’ALC.
Jake One c’est un autre débat je pense qu’il n’a pas encore vraiment explosé mais des sons comme The Truth ou Salute sont juste énormes, ça n’est certainement pas un prodo moyen, ses drums sont toujours nikel et son mixage fait tjrs très pro.
Statik, 9th Wonder c’est en dessous je suis d’accord.
Mon top 10 ajd : Primo, Apollo, Jake One, Exile, Blaze, Needlz, Pharrell, Kno, Ant et Big K.R.I.T. meilleur prodo/MC pour ma part.
Bah au final c’est vraiment qu’une question de feeling, et on s’eloigne du sujet. Apollo est tres tres fort, Primo est tres fort, mais objectivement il faut avouer que c’est tres repetitif, et objectivement parlant ALC sait se renouveler, il est facilement classable dans les meilleurs beatmakers rien que pour ca.
PS: Timbaland a fait de la merde recemment, mais il suffit de se pencher sur ses deux premiers solo avec magoo, rien a jeter ce mec est un genie, un des seuls a sortir des prods vraiment uniques si on s’ax sur « l’exoticité » de ses prods ahah ! c’est juste de la folie ! t’ecoutes vulnerable avec pharrell ou bien le « welcome to our world » de 1997, ce mec est juste trop fort….
@Tom : il ne s’agit pas de se débarrasser de Preem comme ça, le type est l’un des seuls old timers à avoir su garder le cap et à lâcher des balouzes jusqu’à récemment. « You » en fait partie mais personnellement sur Cats & Dogs je ne trouve pas qu’elle mette à l’amende d’autres morceaux comme « The Red Carpet », « To Be Continued », « Late For The Sky » « Fame » ou « James Hendrix », loin de là. Le mixage est très bon (Eddie Sancho quoi), mais en face il y a du level et je trouve que c’est aller vite en besogne…
Concernant le renouvellement, je suis le premier à kiffer la touche de Premier. Même s’il reste un peu en retrait en 2013 ça reste une grosse leçon de beatmaking. En revanche tu peux être diversifié dans tes prods et avoir une touche perso. C’est le cas d’Alchemist. Si tu écoutes bien son taff de manière chronologique tu vois qu’il a toujours gardé une manière de faire dans le découpage ou les textures. C’est moins visible que pour un Premier ou un RZA mais c’est bien en place. J’ai pas forcément été sous le charme de son dernier projet mais en terme de prods sur les 4, 5 dernières années son boulot reste pour ma part largement supérieur à un Apollo, de très loin. Alchemist ne possède pas de classic albums mais en revanche il possède des classic tracks, c’est indéniable (« Focused Daily », « The Platform », « Keep it Thoro », « Trials Of Love », « Worst Comes To Worst », « Book Of Rhymes », « Hold You Down… »).
Pour Apollo c’est agréable à l’oreille mais c’est de l’entrée de gamme je trouve. A la rigueur il peut avoir sa touche perso sur les drums mais faudrait qu’il modifie ses textures, ses samples (choix + façon de les tourner) pour accéder à un niveau plus exigeant (sans compter les resucées dont il nous gratifie de temps en temps^^).
Concernant le MC/prodo que j’affectionne le plus ça restera Large Pro, c’est carré dans tous les domaines. Mais oui dans la nouvelle génération K.R.I.T. est très fort, j’aime beaucoup.
@ Tom : « Hell Hath No Fury est un classique, College Dropout, Late Registration et Be sont des classiques », on parle de classiques pas d’album qui ont eu un bon feedback (si Hell Hath No Fury est un classique, on en a 4 par année). C’est des très bons prodos dans l’ensemble mais ils leur manquent quelques choses. Y a que Timbo qui arrive encore à me surprendre comme sur Magna Carta Holly Grail même si Jay-Z a pourri ses beats avec son flow de merde et ses lyrics corny commercials d’adolescents attardé
@ Crazy : « Concernant le MC/prodo que j’affectionne le plus ça restera Large Pro », le mec a toujours était au top, surement le mec sur la longueur qui me traumatise toujours autant (la prod de buil pyramids)
Débat sans fin… @crazyhorus je capte tes arguments, c’est une façon de voir les choses, mais pour moi la durée, la technique, l’accumulation de « bonnes prod » et le renouvellement ne sont, pour moi, pas les arguments centraux pour juger un prodo, on parle des meilleurs, des génies dla prod, des mecs qui te filent des putains d’émotion quand tu les écoutes pas des gars qui sont constants et sortent des prods « solides », un mec comme Kanye par exemple n’a jamais été ouf techniquement mais il a une putain de vision de la musique (sur le plan littéral aussi puisqu’il est synesthésiste comme Pharrell d’ailleurs) et objectivement il a révolutionné le rap avec ses solos et ses prods pour les autres artistes sans avoir une technique de dingue, la musique c’est les émotions avant tout. Bref, on pourrait en parler des heures, pour ce qui est d’Apollo, il n’est pas ds le game depuis autant de tps qy’ALC et donc j’ai moins de matière pour le défendre c’est plus une question de ressenti encore une fois, tu as raison c’est répétitif, toujours la même façon de découper les samples, y’a du recyclage… mais pour moi c’est lui qui a marqué 2012 niveau beatmaking et je ne suis pas le seul à le dire !! http://www.djpremierblog.com/2013/01/07/dj-premiers-top-20-albums-of-2012/
Je prends un peu d’aide parce que vous êtes à plusieurs contre moi !!
Et là on juge les meilleurs ajd, projet vs projet comme je l’ai dit Apollo est supérieur à ALC ces deux dernières années.
P.S. : @drill, dslé j’arrête le débat avec toi, tu racontes trop de conneries et tu sembles être typiquement le mec fermé à tout argument qui ne va pas dans ton sens: « si Hell Hath No Fury est un classique, on en a 4 par année », un peu d’objectivité s’il te plaît, Complex l’a classé parmi les classiques de la dernière décennie et il a été noté XXL par XXL mag, si y’en a 4 par an je prends!!
Je ne vais pas te faire le tour des critiques des gros mags US mais c’est pareil pour les 2 premiers solos de Kanye, ah au fait tu as zappé - volontairement? - « Blueprint » et « Black Album », statut de classique plus difficile à contester !!
Non mais tu te fous de ma gueule avec tes références de merde genre Complex et XXL, genre le mec me parle de conneries genre j’entrave que dalle en me citant des magazines capables de taper la notion classic pour des albums comme My Beautiful Dark Twisted Fantasy ou Life is Good (et pourtant je suis un gros fan du gars). T’en veux quatre par année largement au-dessus du Clipse en 2006 ? fishcale de GFK,, Servants in The Hell, King In The Hells, aller même Donuts, Mo Mega de Mr Life, Eastern Philosophy d’Apathy (c’est autre chose que l’autre brelle de Malice), Blue Sky Black Death Presents the Holocaust, Doctor’s Avocate, rebirth Of A Nation de PE et Game Theory des The Roots.
J’oublie pas Blueprint, sauf que c’est pas produit entièrement par Kanye pour ta gouverne…
Bref au lieu de ramener ta fraise sur la fiabilité de mes dires va donc t’éduquer avec la définition du mot « classique » trop facilement galvauder par des mecs de ton acabit
Apprend à lire : « Blueprint de Jay doit beaucoup aux prods de Kanye et Timbo », genre je savais que genre t’allais genre te vénère !!
C’est ce que font les mecs comme toi qui ont tort, admet le ou non mais « Hell Hath No Fury » est un classique, évidemment les gros magazines U.S. sont facilement contestables, on peut aussi citer Prefix qui l’a classé meilleur album de 2006, mais je ne vois pas d’autre façon de te montrer que cet album a été salué par la critique, j’aurai pu simplement te dire que t’as de la merde dans les oreilles mais c’est pas très constructif !
Après évidemment les mecs de mauvaise foi comme toi n’avoueront jamais qu’il s’agit au moins d’un excellent album…
Bref grandi un peu, lave toi les oreilles et refais toi quelques unes des meilleures prods des Neptunes !
Encore une fois avant d’écrire retourne voir la définition de classique qui n’a rien à voir avec le fait que leur album soit excellent. Qu’est ce qui fait qu’un album comme Illmatic est un classique et pas un Hell Hath No Fury ? Bref la prise de hauteur n’est pas de mon côté mais bien du tiens, prendre un ensemble et non ce que l’on se fixe.