S’ils avaient été Français #2: Don’t Stop The Party des BEP
Après le premier épisode des « S’ils avaient été Français » qui mettait en avant la déclaration d’amour de Beyoncé à son mari Jay-Z, NeoBoto revient avec un second opus sur un thème tout à fait différent. Cette fois-ci, les Black Eyed Peas sont mis à l’honneur avec leur titre « Don’t Stop the Party » traduit et interprété.
Ca commence à peine que Will.i.am prévient d’emblée : This is that original/ This has no identical, C’est l’original/Il n’y rien d’identique, ce que finalement on peut espérer. Un Black Eyed Peas suffit…Après viennent les quatre phrases qui n’ont pas vraiment de rapport les unes avec les autres : You can’t have my digital/Future Aboriginal, Vous ne pouvez pas avoir mes empreintes digitales/Futur autochtone. Comment faire dans la finesse quand on est un groupe mondialement connu : Get up off my genitals autrement dit, Lève toi de mes parties intimes. Le couplet s’enchaà®ne sur un Will.i.am continuant à vanter ses mérites en matière de flow et de rap, ce qui pourtant n’est à ce jour pas du tout leur marque de fabrique : Chewin up my lyricals/ Call me verbal criminal/ Send you to that clinical/ Subscribe use of Chemicals : Je mà¢che mes mots/ Appelle moi un criminel verbal/ Je t’envoie à l’hôpital (magique même en français la rime marche, comme quoi…)/ Je te souscris des produits chimiques, Will.i.am et son manuel du parfait petit chimiste sous le bras…Et on se rend compte qu’une soirée avec les Black Eyed Peas, ça a l’air compliqué finalement : I.D.O and visual, can’t see me, invisible/I old school like Biblical/Futuristic next level/Never on that typical/Will I stop I never know… : International Dance Organization et visuel, tu ne peux pas me voir je suis invisible/Je suis old school comme la Bible (un grand classique)/Prochain niveau de futurisme/Jamais de ce type.
Puis les déclarations combatives de Fergie précède le refrain (avec une voix auto-tunée sinon c’est pas cool) : I aint gonna stop until I’m done/ I aint gonna quit until I’ve won, Je ne m’arrêterai pas tant que je ne l’aurais pas fait/Je ne m’arrêterais pas tant que je n’aurais pas gagné. Et le refrain, ou comment être obligé de continuer une soirée avec Will.i.am : Now baby don’t you stop it, stop it, Non bébé, n’arrête pas, on ne sait pas à qui ça s’adresse, ils y tiennent en tout cas. Mais ce n’était qu’une mise en bouche avant le vrai refrain, celui qui donne son nom à la chanson : Don’t Stop the Party, rabà¢ché inlassablement.
Le second couplet revient à Apl.de.ap, qui est bien plus dans le thème de la chanson, décrivant tout à fait une soirée en boà®te pour nos amis les très riches : You could call me crazy man/Everyday I’m party’in/You could find me at the club/Pop’n bottles, minglin, Tu peux me traiter de fou/Je fais la fête tous les jours/Tu peux me trouver dans le club/J’ouvre des bouteilles, je me mélange. Paris Hilton n’a donc certainement rien à envier aux Black Eyed Peas puisqu’ils semblent partager le même mode de vie. Ladies danc’in to the jam/Act’n all day, man oh man/Got me in the mood again/At the party, partyin, Les femmes dansent dans une foule compacte/Ca s’active toute la journée, mec/Je suis toujours d’humeur/A la fête, on fait la fête : la logique ne les quitte jamais même quand il y a trop de monde en boà®te. Yeah I get that happenen/Taken shots, Whatever man/Party like a veteran/Music is my medicine, Ouais je fais ça bien/Je prends des shooters, n’importe quoi mec/Je fais la fête comme un vétéran/La musique est mon remède. Aucune blague ne sera faite sur la maladie oculaire du monsieur, mais en tout cas, il boit beaucoup d’alcool pour la peine. You will find me settlin’/Can’t restart I’m stepin in/Keep it goint until the end/Yeah that’s right here we go again, Je vais régler ça/Je ne peux pas redémarrer à zéro, je vais dedans/Je continue jusqu’à ce que ça se termine (pourtant on pensait que la soirée ne devait pas s’arrêter…)/Ouais c’est ça, on recommence. Rien à redire, il a bien décrit le métier d’animateur de soirée.
Les couplets sont-ils proportionnels à l’utilité de chacun dans le groupe, en tout cas, c’est Taboo qui clôture en continuant sur la même lancée que son acolyte qui le précédait. I’m that one that lights it up/We red hot like fire trucks, Je suis celui qui éclaire tout/Nous sommes comme des camions de pompiers, (mais que prend il pour pour faire une telle comparaison?). Burn that book, that what up/Tell that DJ turn it up, Je brà»le ce livre, ça c’est bon/Dis au DJ d’augmenter le son. We droppin, that music, good people all around/We Rockin’, Head Knockin’, Coz they can’t shut us down, On cale cette musique, les gens sont cool autour de nous/Nous assurons, nos têtes bougent, parce qu’ils ne peuvent pas nous arrêter. On l’aura compris.
Les 4 confirment bien « I Gotta Feeling », o๠ils nous prévenait déjà « Party everyday, Pa-Pa-Pa-Party Everyday ». C’est sà»r que si ils passent autant de temps en soirée, ils en ont moins pour faire de la (bonne) musique. Pour finir, puisqu’on n’est plus dans les années 60 et que les chanteurs français ne reprennent plus les titres des anglo-saxons, le Yellow Submarine des Beatles était même devenu vert pour les Compagnons de la Chanson, voici la VO.




