Monfils, décryptage d'un style particulier
Gaël Monfils, le MC de la terre battue
Nom : Monfils. Prénom : Gaël. Nom de scène : « La Monf »… On sait, ce n’est pas très glamour mais il y a bien quelqu’un répondant au pseudonyme de « La Fouine » alors après tout la fantaisie semble légitime… Et ce n’est d’ailleurs pas la seule qu’il se permet. En effet la tour de 193 centimètres hors chevelure et l’un des showmen les plus spectaculaires de sa décennie… décryptage du MC de la terre battue.
Un style débridé et des codes cassés
Le cliché du noble tennisman en short court et en polo Lacoste est bel et bien révolu. En effet, cet ancien « sport de riches blancs » a connu son lot d’artistes précurseurs le démocratisant. Il y a bien évidemment eu la période du joyeux luron Eli Nastaze puis celle des coups de gueule de McEnroe… Et depuis quelques années, celle d’un jeune homme décomplexé qui sait faire lever les foules avec un naturel déconcertant. Telle est la marque de fabrique du joueur qui, contrairement à la concurrence, sait communiquer avec son public venu pour voir autant un match de tennis qu’un spectacle à l’américaine.
Gagner avec style
C’est le dilemme qui se pose à une majorité d’artistes qui flirtent avec le succès. Rester soi-même ou alors rentrer bien gentiment dans les codes préétablis. A cette question Monfils apporte une réponse idéale qui semble réservée à une élite artistique. Il est indéniable que Gaël fait partie de ceux qui ont un naturel qui plait et un charisme de noble guerrier. Une sorte d’être presque humain à qui on aurait donné la rage d’un Biggie et la prestance scénique d’un Tyler The Creator. En témoigne son plus bel effort qui eu lieu en 2008 où il s’inclina en demi-finale devant « The Best Tennisman Alive » (de l’époque) Roger Federer. Ce fut sans conteste la meilleure performance de Gaël en France qui cette année là passa définitivement du rang de « Freshmen » à celui de MC prêt à perdurer.
Définitivement dans la « court » des grands
L’année suivante, comme un rappeur qui vient de signer chez une major, le créateur de jeu se remet au travail et nous délivre cette année une punchline digne d’un jeux vidéo (voir vidéo ici). Quelques jours après celle-ci, Sliderman ira se payer la tête d’Andy Roddick en 3 sets lors d’une rencontre hallucinante aux allures de « Ali VS Foreman ». Alors que son adversaire du jour demande l’arrêt de la rencontre pour manque de luminosité, Monfils exhausse ses vœux en pliant le match tout en haranguant la foule sans aucune retenue au détriment d’Andy qui serait en froid avec le joueur depuis ce match. Et oui, même dans le tennis il y a des « beefs ». Gaël a d’ailleurs déclaré à ce sujet : « Je pense que Roddick ne m’aime pas. Il respecte l’athlète que je suis, pas l’homme. Pourquoi ne pas parler de tout ça avec lui ? Je crois qu’il n’en a rien à foutre. »
2011 : L’heure de la maturité ?
Comme si Shawn Carter faisait ses balances un soir de 11 septembre pour préparer un show au Madison square, Gaël répète ses gammes pendant les 4 premiers tours avant d’affronter sa bête noire Roger Federer. Sans aucun doute, le showman fan de sneakers a muri et sa carrière a évolué. La preuve, il a dépassé le statut de simple tennisman et déguste du lait à la télé tout en bluffant autour des tables de poker. Néanmoins La Monf reste les pieds sur terre et semble plus réfléchi et mûr. Exit les rentrées sur le court avec un maillot de Thierry Henry sur les épaules et Ipod sur les oreilles. Pour autant celui qui arbore désormais une tunique violette K-Swiss reste un joueur spectaculaire, fougueux, original, créatif qui possède déjà le statut d’homme à abattre.




http://blog.rednecklaughs.com/wp-content/uploads/2008/04/famous-mullet-andre-agassi.jpg
On a vu plus « MC » que notre ami Monfils..
Surtout pour ce qui est du « cliché du noble tennisman en short court et en polo Lacoste » détruit par Monfils, je pouffe