Damn, where is Galt ?

[Interview] Gasface : enquête à la source du rap

20 décembre 2012 . 2 commentaires
By crazyhorus, in FR Side, Featured

Nico et Mathieu, deux lyonnais qui n’ont pas froid aux yeux et plus connus sous le nom de Gasface, reviennent cette année avec un documentaire (« Lookin4Galt », sortie le 21 décembre) consacré à Galt Macdermot, l’une des sources les plus samplées de l’histoire du rap. Après l’aventure « New-York Minute » qui a agité la toile de manière étonnante, le duo s’est lancé à la recherche de l’auteur de « Hair » (entre autres) qui se terre à New-York depuis les années 1960. Rendez-vous est pris pour une quinzaine de minutes bien tassées, mais les gars s’avèrent plutôt bavards. Tant mieux.

- Qu’est ce que « NY Minute » (cf. notre interview) vous a apporté en terme d’image et de débouchés ?

Nico : Les trucs concrets c’est que ça nous a apportés du taff, on a bossé pour la commission Européenne, on a eu des plans avec Rick Cordero, on a fait des jobs institutionnels pour des marques. Un des effets concrets c’est du taff déjà.

Mathieu : En fait on a fait une première session de filmage à NY de 10-11 jours, on est rentré à Lyon et on a discuté avec nos producteurs pour savoir si on pouvait y retourner pour dix jours et ils ont été direct pour. En fait on a balancé un teaser de « Lookin4Galt » et juste après quand on est rentré en France il y a Dailymotion qui nous a contacté parce qu’ils avaient bien aimé « NY Minute », pour savoir si on avait un diffuseur, c’est ça l’après « NY Minute ».

- En parlant de « NY Minute » il y a un truc qui m’avait pas mal marqué c’était le numéro avec G-Dep car quelques semaines après la diffusion de l’épisode on apprend qu’il s’est rendu aux flics pour une histoire de meurtre. Vous vous aviez consacré quelques minutes à ce personnage qui était très intéressant, très torturé, on a l’impression qu’il y avait quelque chose qui le taraudait. Quel est votre sentiment par rapport à ça ?

M : En fait pendant le tournage, pendant les pauses on lui disait, il faut absolument que t’ailles te rendre (rires). Non je rigole. Pour te répondre sérieusement je ne sais pas s’il y a un lien.

N : En fait on était juste intrigué par son parcours. On savait que c’était un type de carrière qui existe dans le rap mais qui n’est jamais documenté, le mec qui passe sur MTV dans des clips à 1 million de dollars et qui se retrouve avec rien, on sait que ça existe mais le truc on le voit jamais donc on s’est dit on va faire un film dessus. En fait en allant le voir on ne savait pas vraiment ce qu’on allait trouver. Il se baladait avec tous ses démons. Ça veut dire qu’avec le film on a réussi à saisir quelque chose de vrai. On n’a pas triché quoi.

- Ouais il y avait un truc sur cet épisode, c’est vrai que c’est un personnage énigmatique.

N : Ouais c’est comme nous on connait des histoires qu’on voit dans des films comme « Ray », on voit qu’il grandit dans le Sud raciste tu vois que sa famille n’a pas du tout de tunes et puis tu regardes ça en film et tu te dis tiens ça c’est des histoires de l’époque, des histoires du Blues, du Rythm & Blues et tu te dis putain c’est ouf c’est une autre époque. Mais juste l’époque qu’on vit maintenant c’est G-Dep, c’est autre chose. Pour l’instant c’est pas très documenté car c’est trop contemporain ou alors c’est parce que les gens ont l’habitude de consommer le rap, soit à la TV ou en disques, mais pas avoir un truc rétrospectif dessus. Nous c’est ce qu’on faisait à l’époque du mag.

- Justement à propos du mag, est ce que tous les deux vous avez un rôle attitré au sein de votre duo ?

M : A deux on s’organise pas, il faut tout faire.

N : En fait c’est comme dans un déménagement, tu sais qu’il va falloir tout enlever et tout remettre et en fait tu retrousses tes manches. Après peut être qu’à un moment un sujet qui va plus parler à l’un ou à l’autre pendant l’interview, la retranscription, moi je pense surtout au texte en écrivant l’intro après si on le faisait c’est que ça nous plaisait aussi à tous les deux. Après il n’y a pas de tâches attitrées, il y a juste que sur le film je conduis plus que Mathieu.

M : La distance que j’ai pilotée sur « NY Minute » c’est un mètre et puis j’ai eu un accident.

- Pour en revenir aux interviews dans votre mag, elles étaient très fouillées avec pas mal d’anecdotes. Comment vous préparez une interview vidéo ou une interview papier ?

N : Discogs (rires)

M : En fait comme on va voir des gens qui nous branchent bien et du coup on les connait sans avoir forcément à les travailler car on les a déjà travaillés depuis des années déjà. Après tu jettes cinq ou six trucs sur le papier pour ne pas les oublier et pour la vidéo c’est encore plus mental.

- Ouais c’est au feeling quoi, vous voyez sur le coup…

M : Ouais, en général le truc qui me préoccupait le plus à l’époque du mag c’était quelle va être la première question pour bien démarrer. C’est le plus important après ça se passe bien.

- Il y a des fois où ça s’est mal passé ?

M : Je me rappelle il y a une fois avec Method Man, Nico avait préparé un truc sur les comics, des blases à lui faire commenter et en fait quand on s’est pointé devant Method Man on avait un exemplaire du numéro 2 de Gasface avec Ghostface en couv’ qui disait « Best Rapper Alive » et quand il a vu ça il est devenu vert de jalousie et il était super désagréable. Il a commencé à parler avec dédain. En fait ce jour là on a vu qu’il était dans son humeur un peu con et puis on s’est dit on va te laisser. On est resté deux minutes. Le peu de l’interview nous a servi pour faire une page sur les comics qui était très bien.

N : Le truc c’est qu’à l’époque comme on était pas un grand magazine ou essayait de grappiller les minutes, des fois on faisait une interview super longue c’est ça qu’était marrant à faire. Isaac Hayes, l’interview qu’on a faite on s’est introduit dans l’ascenseur avec le mec qui lui apportait son sandwich le soir pour se retrouver à faire l’interview comme il faut à la fin. C’est un peu des trucs de « jedi » mais je me rappelle qu’on avait déjà organisé des concerts et quand on organisait des concerts, toutes les demandes presse qu’on recevait automatiquement on disait non. En fait on leur fait le même traitement que nous on nous fait. Et puis bah si on tombe sur des Gasface ils feront quand même l’interview. En fait on élimine tous les nuls d’un seul coup (rires).

- D’ailleurs ça me fait penser mais dans Gasface il y avait un esprit « je-m’en-foutiste ». Je me rappelle d’ailleurs dans l’édito du numéro 3, il y avait un de vous qui avait écrit « le Hip-Hop c’est plus ce que c’était ? Bah tant pis on s’en branle. » Est-ce que cet esprit est toujours là ?

N : En fait c’est pas vraiment une fin mais plutôt un moyen cet état d’esprit. On fait des trucs comme on a envie de le faire. Les gens du rap sont un petit peu chiants, l’univers du rap c’est devenu vachement propre et chiant tu vois, ça fait chier tout le monde. Donc là même quand on fait un film comme « Lookin4Galt », on vient avec notre façon de faire. Tu vois en fait c’est comme si c’était un musée très propre maintenant le rap et nous on vient avec nos baskets sales. C’est cool d’être que deux et de faire un magazine comme ça, c’est un peu comme quand tu regardes « C’est arrivé près de chez vous », le film est marrant parce que tu sens que c’est trois mecs qui le font avec 200 balles. Nous c’est comme le film mais en magazine.

- Concernant votre dernier projet « Lookin4Galt », qu’est ce que ça vous a fait de passer d’une série web-tv comme « NY Minute » à un one-shot d’une cinquantaine de minutes ? Quelle est la différence de traitement ?

M : Sur le dernier tournage de « NY Minute » on était cinq et après on a bossé avec un monteur et sur « Lookin4Galt » on a bossé à deux pour le tournage et puis à deux pour le montage. C’est ça qui fait que c’est une tâche d’une autre ampleur. Le fait de faire un film d’une heure c’est beaucoup plus compliqué que de faire plusieurs petites histoires.

N : C’était hyper « challengeant », c’est ça qui était cool aussi. C’est comme avec le magazine on ne refaisait jamais le même numéro, on est passé à la réalisation après avec « NY Minute » et là c’était l’occasion de faire quelque chose d’encore plus dur, 52 minutes et de le faire qu’à deux en plus cette fois-ci. Et puis voilà je trouve que « NY Minute » vieillit très bien il y a pas mal de blogs américains qui ont dit que c’était le meilleur documentaire depuis « Scratch », mais je trouve que « Lookin4Galt » c’est plus novateur et c’est plus fort.

- Justement le concept est assez fort, est-ce que vous pouvez revenir sur la genèse du projet ? Ça ne parle pas que de Macdermot c’est plus général en fait.

N : Oui c’est plus général. On fait on s’est retrouvé à faire un documentaire sur la rencontre entre un batteur de légende qui s’appelle Bernard Purdie et des champions du monde de beatbox. On a fait se reportage qui a bien fonctionné, qui a été repris par plein de blogs ricains, il y a Questlove le batteur de The Roots qui a dit qu’il adorait tout ça et Mathieu a même reçu un message de la famille Macdermot en disait que c’était vachement bien car en fait ils se connaissent et ils nous dit que si on était à New York en décembre il y a un concert au Carnegie Hall et vu qu’on a tellement aimé le truc on vous met deux places. Donc nous on s’est dit qu’au lieu de nous mettre deux places on allait faire un documentaire. Une fois que les producteurs nous ont dit oui on s’est retrouvé dans l’avion et ce que tu vois au péage quand on demande où est Galt c’était juste qu’on était obligé de faire comme ça ! Ça part un peu comme une blague en disant « on y va » et une fois que tu te retrouves à l’aéroport de JFK avec ton matériel et une caméra et que tu dois rentrer dans dix jours et bien tu dois faire un documentaire entre-temps. Au mieux ça se passe bien et au pire on filmera notre galère. C’est comme un cascadeur. Si on réussit tout le monde dira « Wouah ! » et puis si on tombe ça fera rire les gens.

- Oui voilà ça peut être à double effet, c’est ça qui est intéressant

N : Comme Jackie Chan. Il y a des K7 de Jackie Chan avec juste les cascades, comment il s’entraine, comment il se loupe. Et puis c’est bien tout le temps. Quand il réussit tu te dis « Wouah il est fort ! » et quand il se pète la gueule tu te dis « aïe ça fait mal ! ». En fait t’as une émotion à chaque fois.

- Ouais c’est un peu comme les cassettes de skate où la fin il y a toutes les trales !

N : Voilà ! C’est un peu mieux que Jackass on espère !

- Non ne vous en faites pas, ça ne peut pas être pire. Pour en revenir à Macdermot, ce qui est assez énorme c’est que ce type qui vit un peu reclus chez lui, on a un peu de mal à cerner le personnage, ce qui est assez drôle au final c’est que ce mec si ça se trouve en a absolument rien à faire du hip-hop. On ne sait pas ce qu’il pense par rapport à tout ça. Vous en avez une idée vous ?

M : Ouais, avant de partir on avait lu deux, trois trucs, j’avais lu une interview qui datait de dix, quinze ans. Honnêtement je ne pense pas qu’il soit impressionné par le rap vu ce qu’il sait faire, sait proposer ou le nombre de mecs qu’il arrive à faire jouer ensemble. Mais dans cette interview il disait « ha ! ouais le morceau d’Artifacts là, super, c’est vraiment épatant, j’ai pas fait les enchainements comme ça, le gars a pris plusieurs morceaux les a agencés ensemble, c’est assez étonnant » (il s’agit probablement du morceau « C’mon Wit Da Git Down » qui sample le titre « Ripped Open by Metal Explosion », ndlr), et du coup c’était le seul truc que moi je savais sur sa perception du rap.

- Et justement en faisant ce doc, est-ce que vous avez appris des choses inédites sur lui…

M : Sur nous tu veux dire ?

- Alors déjà oui peut être sur vous mais aussi des personnes qui l’ont beaucoup samplé, je pense à Buckwild, Pete Rock par exemple.

M : Plein de choses ouais, tout le temps, tous les jours. C’est qu’en fait on a choisi les gens qui allaient être dans le film, pourquoi ils y seraient et tu sais à peu près quel thème ils vont aborder. Et après si les mecs disent exactement ça ou le contraire tu t’adaptes en fonction. Un truc qui m’avait un peu choqué c’est quand on parlait avec Pete Rock qui disait « ha vous allez voir Bernard Purdie c’est lui qui a fait « Synthetic Substitution », le break. » Le truc c’est que c’est un mec qui s’appelle Melvin Bliss qui n’a pas fait beaucoup de disques et il est connu pour un truc, c’est pour « Synthetic Substitution » qui a été samplé 500 fois et ce break tu l’entends d’ailleurs sur « New God Flow » le morceau de Pusha T ou sur « Mighty Healthy » de Ghostface et en fait c’est marrant car ce gars est connu pour un morceau et en fait c’est Bernard Purdie qui a fait ce pour quoi il est connu. Ce genre de trucs il y a en avait tous les jours des comme ça.

N : C’est la même démarche qu’à l’époque du magazine. On va faire un truc au début on sait rien et puis après on ramène un truc et on apprend sur place. On part de la base, on connait pas grand chose mais vu qu’on est curieux on apprend sur place, on n’est pas des initiés qui font partager des trucs qu’on sait à la masse de cons. On est curieux et on partage ça.

- Et d’ailleurs encore une fois ça rejoint ce que vous faisiez sur Gasface puisqu’au final vous faisiez des papiers sur Bob James par exemple, des personnages qui ont été archi samplés, qui ont fait des morceaux d’anthologie mais dont on connait parfois pas grand chose et que le hip-hop s’est approprié. C’est une suite logique pour vous en fait.

N : Bah ouais parce qu’au final ces gars là font partie de notre vie involontairement. Et c’est cool aussi de les documenter, de leur parler de ça. Tu vois, tu vas voir des mecs t’as rien à voir avec eux t’as rien en commun et au final ils font partie de ton histoire aussi, on aime votre musique aussi même si c’est par des façons détournées qu’on y est arrivé.

- Oui parce qu’en fait Macdermot c’est quand même aussi un prétexte pour parler de rap

N : Oui t’as tout compris, c’est exactement ça.

- Dernière question, Si vous aviez un morceau comme ça que vous kiffez…

N : Un morceau de tous les temps ?

- Oui ou autre, un qui a samplé Macdermot par exemple…

N : Alors pour un morceau de tous les temps, l’autre fois je me faisais la réflexion en écoutant « New God Flow » de Kanye West et Pusha T, à un moment ils rappent et ils reprennent un peu les phases à la Audio Two, et je me disais que le rap ça vieillit assez vite, les morceaux que tu aimes bien tu sais très bien les dater et ça a du charme parce que c’est un petit peu suranné mais le morceau « Top Billin » d’Audio Two pour moi c’est mon morceau rap préféré de tous les temps. Après le truc de Galt que j’aime bien c’est le truc de Busta Rhymes « Woo Hah ! Got You All In Check », celui-là je l’adore. C’est la première fois où j’ai entendu parler de Galt, je voyais le clip tout ça je trouvais la musique folle et après j’ai su que c’était un sample de lui mais sans trop connaitre quoi. C’est comme à l’époque de Big Daddy Kane ils ont samplé sur « Ain’t No Half Steppin » le morceau c’est quoi déjà…?

M : « Blind Alley »

N : Ouais « Blind Alley » le morceau des meufs (il s’agit du groupe The Emotions, titre de 1972, ndlr), bah c’est le seul morceau que je connais d’elles, et pendant des années, le seul morceau que je connaissais de Galt c’était ça. Et après j’ai su que j’en connaissais bien d’autres comme « Hair » et tout ça mais j’ai su après que c’était lui.

M : Moi je crois que quand j’ai fait gaffe que c’était Macdermot c’était quand Prince Paul et Dan The Automator ils ont fait « The Truth », parce que je connaissais « Woo Hah ! » mais j’avais pas fait gaffe que c’était un sample de lui, c’était en 1999 je crois (1999, sorti chez Tommy Boy, ndlr). A l’époque même du magazine on avait déjà parlé deux ou trois fois de ce mec, on se disait qu’il vivait au Canada donc on s’était dit qu’on allait pas aller juste au Canada pour ça et en fait c’était faut. D’ailleurs je ne sais pas si t’as vu mais sur « NY Minute » on l’a samplé deux fois Macdermot sans savoir qu’on ferait un film sur lui.

- C’était sur quels épisodes ?

M : Dans le générique en fait t’as « Coffee Cold » et après tu as « La Novela » un opéra portoricain qui est une petite pièce qu’il a écrite et qui est le contraire absolu de « Hair », c’est un super skeud. On en a une copie vinyle et même que des mecs comme K-Def voulaient nous étrangler pour la récupérer parce qu’il ne l’a jamais eue.

- Et vous aviez aussi jeté un œil sur l’album de Oh No « Exodus Into Unheard Rhythms » (2006) qui a été fait qu’avec des samples de Galt ?

M : Non pas trop super ça.

- Le concept était quand même sympa même si c’est vrai que ce n’était pas forcément réussi mais ça prouve encore une fois que Galt continue à inspirer les gens. C’est assez culotté quand même.

N : Ouais et puis c’est pas que ça, c’est comme quand tu regardes les documentaires de hip-hop, la plupart du temps c’est scolaire, c’est convenu, c’est un peu démago, c’est chiant. Là la forme n’est pas convenue, il se dit des trucs sur le rap qui sont pas forcément très cool pour les gens du milieu et c’est pas grave, c’est la vérité.

M : Mais comme tous les documentaires sur le rap le sujet ça reste le rap en général, ça fait un peu mal au cul quand même.

- Oui voilà, mais je trouve que c’est bien car vous arrivez à parler de rap et à ne pas en parler.

N : Ouais, c’est un peu comme à l’époque où on écoutait des disques Quand Busta fait « Woo Hah ! » il nous parle de rap et en même temps il nous parle de Macdermot.

- Oui tout est lié.

N : Maintenant les rappeurs sont juste fans de rap. Leur point de vue s’arrête à avoir la casquette, de faire un clip de rap comme les clips de rap qu’il aime et de rapper comme le rappeur qu’il aime. Ça veut dire que le truc est fermé.

- Mais vous est-ce que vous avez ce sentiment là d’ailleurs par rapport à cette année par exemple niveau sorties. Vous l’avez trouvée comment 2012 ? Chiante ?

N : Non il y a eu pas mal de bons trucs. A$ap Rocky, Two Chains il est marrant. Le gros avec son ventre.

M : Action Bronson, sinon le truc d’Alchemist là avec les roulettes russes.

- « Russian Roulette »

N : Mais même, bon on s’écarte un peu du rap mais les chanteurs il y en a des bons. Frank Ocean, Miguel, il y a des bons chanteurs, des bons trucs, Juicy J aussi.

- Un album en particulier ?

N : C’est plutôt des morceaux en fait, on s’écoute pas des morceaux de 95 dans notre voiture en se disant c’était bien l’époque, avec des Air Jordan et en se disant que ce serait bien que Jordan revienne jouer. Non on n’est pas comme ça.


Infos :

Gasface.net

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2 Commentaires
  1. SnowgoonS le 20 décembre 2012 à 20 h 21 min

    Bien joué Crazy !!!

  2. V.I.V. le 22 décembre 2012 à 19 h 06 min

    Super interview.
    Merci.