Sur fond de mois d'août
Edito #36 : L’édito dont tu es le héros
Ami lecteur, tu n’es pas sans savoir qu’en général le mois d’août est synonyme de vacances, de procrastination. Une invitation à se la foutre qui se traduit de deux manières, à toi de choisir le scénario qui te ressemble le plus :
Tu es resté dans ta ville habituelle, tous tes proches sont en train de se la mettre au soleil façon Jersey Shore. Pas besoin d’être visionnaire pour comprendre que l’été ne sera pas sous le signe de la crème solaire mais sous celui du cachet d’aspirine. De toute façon le soleil c’est mauvais pour la peau, tu l’as lu sur Doctissimo.
Facebook et les réseaux sociaux s’apparentent dès lors à un vaste système de torture psychologique et tout semble être fait pour te ramener à ta condition. Tu deviens haineux. Eric Zemmour ne t’apparaît plus si détestable que ça. Qu’ont-ils besoin de prouver pour dévoiler à ce point leurs vacances ? Entre temps tu remercies l’été pour toutes ces photos en maillot.
La chaleur se fait de plus en plus insupportable et ton dernier loisir revient à compter les insectes morts sur le bord de ta fenêtre. L’idée d’en finir avec la vie commence à germer dans ton cerveau. Peut-être que Diddy est en train de te mindfuck ou bien DiCaprio et son équipe sont en train de farfouiller dans tes rêves.
L’idée de la rentrée des classes, tu l’acceptes sans trop de problèmes. Après tout, ça ne peut pas être pire que maintenant. Curieux de savoir ce que te réserve l’année prochaine, tu vois la lumière au bout du tunnel.
Arnaud Sommie
@somesta
Tu as la chance d’être parti en vacances. Petit veinard, tu profites des joies du soleil et des soirées dont on ne se souvient pas. Tu passes les meilleurs moments de l’année et fais la connaissance d’un grand nombre de personnes, et également de tout un tas de MST. Des souvenirs formidables que tu garderas toute ta vie.
Chaque matin tu te sens l’âme d’un Ace Hood se réveillant dans une nouvelle Bugatti. « Bugatti » étant le nom universel que tu donnes aux italiennes que tu rencontres, lorsque tu ne te fais pas lourder par des suédoises au nom imprononçable. Une des lois de la vie voulant que tu sois toujours trop bourré pour aborder des suédoises qui encaissent mieux l’alcool que toi.
Alcool qui te suivra jusqu’au réveil. Dommage que la rétention de vodka ne fasse pas partie du cursus scolaire en coefficient 8, tu aurais peut-être eu ton année. Comment ça tu penses à l’école en pleines vacances d’été ? Il est bien trop tard pour penser à tes études de toute façon. À moins que ce ne soit trop tôt.
D’ici un mois, un tout nouveau monde s’ouvre à toi. Et cette fois-ci, « Monde » ne sera pas le nom que tu auras donné à une de tes rencontres. Secrètement tu y penses sans te l’avouer : la rentrée des classes te rend fébrile.




