Maya vole de ses propres ailes
[US] M.I.A quitte le navire Roc Nation
Il y a un peu plus d’un an, M.I.A annonçait sa signature au sein de l’écurie Roc Nation. Le début d’une longue traversée du désert. Alors que Roc Nation endosse le management de stars de la pop telles que Rihanna, Shakira ou Kylie Minogue, on imaginait mal une artiste aussi contestatrice que Maya évoluer avec aisance dans des eaux aussi peu profondes.
Et il est clair que M.I.A a besoin d’eau pour nager et d’espace pour s’épanouir. Nommée au sein de la fameuse liste des cents personnes les plus influentes à travers la planète par le magazine Time, la britannique aux mille facettes n’est pas de ceux et celles qui taisent leurs opinions. S’il n’est plus nécessaire de rappeler l’existence de ses clips « Born Free » et « Bad Girls » réalisés par Romain Gavras pour en attester, c’est parce que la controverse n’a, depuis, pas lâché Maya d’une semelle.
Au mois de septembre, l’artiste était la cible d’une amende de 1,5 millions de dollars pour son « middle finger » lors de la cérémonie du Super Bowl, aux côtés de Madonna et Nicki Minaj. Un geste qui fit sensation chez l’Oncle Sam. Toutefois, M.I.A dévoile son album Matangi aux critiques et reçoit un accueil à l’image de la montagne de travail réalisé. Un projet qui ne plaît pas aux cols blancs d’Interscope Records, filiale de Roc Nation, dont le travail n’est autre que de distribuer l’album. « Nous venons de t’ériger en tant qu’ennemie publique numéro 1 et maintenant tu nous proposes toutes ces ondes positives » lui reprochent-ils, avant de repousser la sortie de l’album.
Peu de temps après, alors qu’elle travaille sur un documentaire aux côtés de Steve Loveridge, ce dernier leak délibérément le teaser du projet avant de s’écrier qu’il « préférerait mourir que de continuer à travailler sur ce projet ». Les raisons de sa frustration ? Le label Interscope ne cesse de le faire tourner en rond quant à la production du documentaire. « Chaque semaine je reçois des mails me disant que ça va démarrer, et puis plus rien. » se plaint-il. Amie du réalisateur depuis 1998, Maya le suit dans son projet de rébellion et n’hésite pas demander le soutien de ses fans, déclarant être « censurée sur les réseaux classiques ».
C’est ainsi qu’après ce parcours semé d’embuches (de Noël ?), Mathangi Arulpragasam prend la décision de quitter l’écurie Roc Nation pour voler de ses propres ailes. Le moins que l’on puisse lui souhaiter est de trouver chaussure à son pied.
2013 i dlted old tweet to bring u this. im leaving @RocNation . Thank to everyone who supported the M.I.A #MATANGI LP. HAPPY NEW YEAR | 2014
— M.I.A (@MIAuniverse) 31 Décembre 2013





