L'homme qui croqua le monde
Steve Jobs, la vision d’un génie
« J’ai toujours dit que si venait le jour o๠je ne pourrais plus remplir mes devoirs et les attentes en tant que directeur d’Apple, je serais le premier à le faire savoir. Malheureusement, ce jour est venu. Je démissionne donc en tant que directeur général d’Apple ». Les mots sont simples, trop simples pour l’histoire de la marque à la pomme mais aussi pour l’égo de son fondateur, Steve Jobs. Un homme qui marquera de son génie presque 40 ans d’histoire d’informatique, des histoires de geeks qui deviendront un jour l’Histoire.
Une vision du monde
Steve Jobs est l’homme à qui l’on doit, en partie, la façon dont on conçoit l’informatique actuellement. En effet, il a permis à l’ordinateur de passer des mains de geeks passionnés de la Silicon Valley, à celles du monde entier. C’est avec un temps d’avance sur tous ses concurrents qu’un gamin de San Francisco a compris que c’était dans l’électronique informatique qu’allait se trouver l’enjeu majeur des années à venir.
Accompagné de Steve Wozniak qui va établir les bases technologiques du micro-ordinateur, Jobs va créer lui-même le marché et poser les fondements idéologiques d’Apple. Afin de populariser le produit, il va lui donner dès les 80′s une image de simplicité, de beauté et de nécessité. C’est sur cette philosophie là que la marque à la pomme prospère aujourd’hui et c’est cela qui lie les produits les uns aux autres de l’Apple 2 (premier micro-ordinateur) à l’iPad 2.
Une idéologie faite de révolutions bouleversantes qui nous permettent de vivre quotidiennement de « ses » trouvailles. De la souris aux icônes sur le Macintosh « 128k » à la manière d’écouter sa musique sur iPod mais aussi à naviguer sur NeoBoto sur iPad, des tablettes qui ne se démocratisent qu’aujourd’hui sur d’autres enseignes. Le père d’Apple fixe l’avancée technologique dans une vision globalisante partant de l’informatique, il s’étend de la musique à la téléphonie en affichant la pomme comme une constante référence.
Ces perspectives agglutinantes s’étendent également dans le marketing o๠il apparaà®t comme une référence en la matière. Un soupçon mégalomane, Steve Jobs lie l’évolution de son entreprise à son personnage, présentant à chaque fois, lui-même, le génie des nouveaux produits (Maccintosh, iPod, iPhone, iPad…).
Apple, l’éternelle alternative
C’est dans cette communication que Steve Jobs soigne son image alternative dans un monde o๠tout est normé par des machinations infernales. Alors qu’Apple est simple, pure, au service de l’Homme comprenant ainsi au mieux ses attentes comme la pomme qui se laisse basiquement croquer.
D’ailleurs, à la sortie de son Maccintosh, Steve Jobs va détourner la date de sa sortie, 1984, pour la conjuguer à son écho littéraire sauf que cette fois, Big Brother est IBM, le concurrent de l’époque qui laissera sa place au Microsoft et Bill Gates, l’éternel Judas de Steve Jobs (faisant de lui in extenso Jésus). C’est d’ailleurs avec l’appui de John Sculley qu’il vaincra IBM, celui même qui avait réussi à positionner Pepsi comme concurrent direct de Coca alors que ce dernier régnait sans partage.
Toujours plus chers que ses concurrents, les produits Apple deviennent, pour la majorité de ses clients, un produit de jouissance ultime. Pas forcément utile mais ô combien nécessaire, ses objets deviennent une forme d’exaltation du quotidien en comparaison à des objets qui nous enracinent systématiquement à des problèmes (les bugs) qui prennent une part trop importante dans nos journées.
Apple, c’est un choix, le choix de la vie.
« Est-ce qu’Apple survivra au départ de son mentor ? », c’est la question que chacun se pose mais à laquelle personne n’a de véritable réponse.
Maintenant, les apôtres « jobsiens » vont devoir avoir foi en leur messie en espérant que sa création soit suffisamment importante pour qu’elle perdure sans son créateur. Car le roi peut mourir mais la couronne reste en langage prophétique : « la pomme peut pourrir mais les pépins restent » …





merci pour cette info