Chronique de l'album phénomène
[Review] Wiz Khalifa – Rolling Papers
Il est LE phénomène de l’année. Il a 23 ans, est né à Minot (une petite ville du Dakota du Nord de 40 000 habitants) de parents militaires. Son enfance se construit au gré des déplacements parentaux, entre l’Allemagne, l’Angleterre, le Japon»¦ Dès son plus jeune à¢ge, il est bercé par cette notion de voyage qui germe en lui et s’impose comme une évidence. Tout cela pour finalement revenir sur le sol américain, et se poser pour de bon sur les terres de Pittsburgh, ville sidérurgique située à l’ouest de l’Etat de Pennsylvanie. De là naitra la légende que l’on connaà®t désormais. Cette histoire, c’est celle de Cameron Thomaz, un gosse comme il en existe des milliers sur les contrées à‰tats-Uniennes. A une exception près. Un jour, ce jeune homme croisa la route de Wiz Khalifa, un alter ego crapuleux prédestiné à briller»¦
Dans le cas de Wiz Khalifa, difficile de ne pas s’en remettre au destin quand on examine à la loupe son ascension fulgurante. Après un premier opus (2006) sorti dans un anonymat relatif, le célèbre magazine Rolling Stone fleure le coup et le place dans ses artistes «à surveiller». Banco. Au premier semestre 2007, le jeunot signe un contrat avec Warner Bros. Records avec qui il là¢che une série de mixtapes avant de rompre l’alliance et de retourner en indépendant pour sortir Deal Or Not Deal, son deuxième effort, en novembre 2009. Jusque là , la reconnaissance est locale. Wiz Khalifa fait son petit bonhomme de chemin à l’ombre du show business sans que rien ni personne - si ce n’est lui peut être - ne soupçonne l’explosion qui est en train de se tramer. D’abord inclus parmi les dix freshmen du magazine XXL, Wiz se voit accorder le titre de rookie de l’année 2010 par The Source, apparaà®t sur le remix du «Super High» de Rick Ross, fait la tournée des festivals, sort une mixtape gratuite qui crée un buzz faramineux sur internet, et va même jusqu’à décliner l’invitation de Drake qui lui propose de prendre part à sa tournée estivale. Un programme long comme le bras qui amène notre vagabond de Pittsburgh à sortir le premier single de son troisième album»¦
Coup de foudre en Pennsylvanie ! Le morceau «Black & Yellow» est un carton immédiat et se hisse en première position d’à peu près tous les classements possibles et imaginables (Billboard Hot 100, Itunes etc). En clamant haut et fort les couleurs de sa ville, Wiz Khalifa a trouvé sa bonne étoile, celle qui lui permettra de sortir un album, Rolling Papers, que des millions d’américains reprendront en cŒur des mois durant. Car la fibre marketing, Wiz l’a en lui. Indéniablement. En développant son image de gentil rappeur fumeur de beuh, maigre comme un clou et tatoué de la tête au pied, le MC a modernisé un style atypique que l’on n’avait pas vu depuis»¦ Snoop Dogg et les années Doggystyle. En reprenant les codes qui ont fait son succès (weed, détente et encore weed !), Khalifa est parvenu à bà¢tir un opus attractif mais diablement prévisible. A l’inverse de Curren$y qui, dans un registre similaire, a réussi à impulser une vraie personnalité à son personnage de junkie (encore un !), Wiz Khalifa renvoie une image quelconque. En voyant monter ce jeune artiste, et surtout après avoir découvert l’ampleur du single «Black & Yellow», on espérait que l’album soit à la hauteur du phénomène, ce qui est loin d’être le cas des quatorze pièces qui jonchent ce Rolling Papers (traduisez Papier à rouler Ndr). Pour autant, aucun morceau n’engendre de crise de vomissements intempestifs. Au delà d’une série de refrains douteux («When I’m Gone», «Star Of The Show», «No Sleep», «Top Floor», «Cameras»), on se trouve face à un disque de qualité dont le principal défaut réside dans son apathie latente. Rolling Papers enregistre une sérieuse baisse de régime en milieu d’album qui contraste péniblement avec la vigueur des bangers «On My Level» (feat. Too $hort) et «Black & Yellow». Sans nécessairement briller, le MC montre une réelle facilité à s’adapter à tous types de productions, comme l’atteste l’excellent «The Race» et son beat solaire propice à de longues traversées cannabiques. En revanche, son manque de charisme se fait ressentir lorsqu’il croise le mic avec des artistes plus singuliers comme Curren$y, qui lui vole clairement la vedette sur «Rooftops». L’Œuvre est majoritairement produite par le tandem E. Dan/Big Jerm qui s’affirme dans un style planant maitrisé de bout en bout («The Race», «Get Your Shit», «Rooftops»).
L’histoire de Wiz Khalifa monterait à la tête de n’importe quel quidam, pas lui. Conscient du chemin qu’il a parcouru, le gringalet garde la tête sur les épaules et s’interdit, pour le moment, toute errance externe qui pourrait nuire à sa carrière. Et quand on lui demande ce qu’il compte faire avec son argent, le jeune homme répond qu’il souhaite le mettre de côté pour voyager, plus tard»¦ Pour l’heure, Wiz Khalifa savoure sa victoire, un joint à la main, étendu paisiblement sous le soleil brulant de Pittsburgh. Et ça, il l’a quand même bien mérité.





Bonne chro’ qui reflète parfaitement ma vision de l’album
Impossible de faire un buzz planétaire et de ravir tout le monde! Je pense que son album plaira à la majorité de ses auditeurs et c’est bien là le but.
The Race est clairement le meilleur moment de l’album pr moi, prod. compltement planante! Le son avec Curren$y est cool aussi, When I’m Gone est une bonne mise en bouche… Pas mal de morceaux corrects sont gachés par des refrains en papier maché (Hoopes & Dreams, Star of the Show…). L’ensemble est malgré tout cohérent, pas de grosses sorties de route. Reste que Wiz Khalifa n’est malheureusement pas une foudre de guerre derrière un micro, bien que sympathique.
Je trouve ton commentaire faux
J’ai trouver l’album énorme.
Plusieurs music sont vraiment énorme telle que Black and Yellow , Get your shit . A vrai dire je l’ai aime toute sauf une ( Top floor ) , mais sinon le reste cs un carton et le refrain est ce qui a de mieux dans une chanson et wiz la compris ces pour ça que ça marche aussi bien .