Croire en tout et en l'éphémère
Pourquoi Kate Upton enlève son soutien gorge?
Avec son grain de beauté au-dessus de la lèvre, sa poitrine rebondie et la générosité de ses pas de danse, Kate Upton est devenue en deux photoshootings avec Terry Richardson, deux vidéos YouTube et deux couvertures de magazine la meuf la plus prisée du jeu. Alors forcément lorsque le tout Internet s’affole avec autant de violence, NeoBoto prend ses accents les plus amaresques (oui oui, ceci est bien un néologisme issu de la sexy ex-secrétaire d’Etat) et refuse de réduire une femme à son enveloppe corporelle aussi réjouissante soit-elle. Désolé Fadela, on aurait aimé pénétrer avec toi l’esprit de Kate, mais malheureusement nos lecteurs se contenteront de sa… #boobasvoice. Même si vous vous en fichez on a essayé de comprendre pourquoi Mrs. Upton se déshabillait si facilement alors qu’elle aurait pu avoir son baccalauréat la semaine dernière.
Le Michigan, des poneys et du mannequinat
Avec 19 berges au compteur sa vie semble aussi superficielle qu’un soutien gorge dans ses shootings. Mannequin depuis qu’elle a quitté les champs du Michigan pour les palmiers de la Floride avec maman à ses 14 ans, Kate Upton ressemble à la caricature de ces footballeurs qui tapent dans un ballons depuis leur plus tendre enfance. La seule passion qu’elle a eu le temps de développer est l’équitation. Le parallèle avec les footballeurs tient toujours sauf qu’eux se passionnent bah… pour Kate Upton justement. Encore aujourd’hui, elle est capable de tenir plusieurs longues minutes sur sa paire de chevaux et de poneys sur les plateaux de télévisions américains. Depuis toute petite, la belle apprend à désolidariser son cerveau de sa poitrine en regardant les vidéos YouTube d’Adriana Lima. Forcément, elle a rapidement appris à mettre sa timidité et sa pudeur de côté ainsi que son pantalon…
Le travail paie car dès 18 ans, elle signe son premier contrat pro chez Sports Illustrated et fait la couverture de leur fameuse sortie annuelle « swimsuit ». Un dougie et 7 millions de clics après, l’objectif de Terry frappe à sa porte…
Terry Richardson, Serge Gainsbourg et Woody Allen
Conscient du background de la belle, Terry Richardson a décidé d’en user autant que d’en abuser en jouant de son crédit intellectuel. Il assume ainsi pleinement sa marque de fabrique nourrie d’ambiguïté entre art et sexe et fait de Katy sa nouvelle muse.
Cinquantenaire, Terry ne fait pas du trash avec cette jeune pousse, que nenni. La sucette de la couverture de GQ a cependant un étrange goût d’anis. En effet, le photographe joue sur sa candeur et en dégage l’aspect le plus charnel afin d’animer une certaine confusion. Et même si on ne voit pas France Gall prendre la pose comme Kate Upton, on imagine bien les oreilles de l’homme à la tête de chou cachées derrière un Canon. La confusion entre Terry et le Humbert devient de plus en plus troublante et propulse notre jolie blonde au rang dans un rôle de sempiternel Lolita américaine.
Même si elle est légèrement plus vieille que la définition du concept imaginé par Nabokov, elle en a le caractère et devient une sorte de muse inspirante pour l’artiste. C’est cela qui légitimise la posture de M. Richardson à l’instar d’un Woody Allen avec sa Scarlett sur le grand écran. L’art permet toutes les excentricités car l’image est un travail sacré et dépassionné dans une quête d’esthétisme ultime. C’est cette confiance qui pousse Kate à dégrafer son soutif mais qui active les féministes à élever la voix afin d’y dénoncer une perversion sexuelle par ses auteurs.
Kate Upton a réussi le pari de sa jeune vie mais aujourd’hui c’est à elle d’envisager l’avenir du haut de ses 19 ans. Qu’elle sache tout de même que la recette d’un pas de danse pour une couverture est passée une fois, deux fois… et elle passera certainement encore une troisième fois.
Car NeoBoto croit en tout mais surtout en l’éphémère…





Au passage, Fadela Amara n’était « que » secrétaire d’état !
Sinon, je ne connaissais pas la demoiselle et d’un coup, je l’apprécie pas mal !