Le second duo comique d'Entourage suivi de quelques punchlines...

Entourage #3 Ari & Lloyd je t’aime moi non plus

20 juillet 2011 . Pas de commentaire
By crazyhorus, in Featured, Lifestyle

Au sein de la série Entourage, le duo le plus improbable est sans conteste celui formé par Ari Gold et Lloyd Lee. Fondamentalement différents ces deux personnages fictifs possèdent en eux les ingrédients nécessaires à la réussite d’un doublon comique dont la dynamique repose principalement sur le fonctionnement hiérarchisé du bizuteur et du bizuté. Ainsi, entre les punchlines cyniques d’Ari et la capacité d’encaissement de Lloyd, les situations donnent lieu à de véritables séances d’entraînement abdominal.

Quand les contraires s’attirent

Personnages aux mœurs totalement opposées et aux caractères fondamentalement différents, Ari et Lloyd ne partagent pas moins quelques similitudes non négligeables comme la fidélité, l’envie de réussir et le don de soi dans le cadre professionnel. Des valeurs appréciables et salutaires au sein d’un monde impitoyable fait de coups bas, de traitrises et de concurrence acharnée face auquel de nombreux imprudents se sont cassés les dents. Entre les deux hommes un monde semble les séparer et pourtant…

Bosseur devant l’éternel, menteur avisé et occasionnellement de confession juive, Ari Gold correspond à l’archétype de l’homme pressé. Oreillette constamment collée à l’oreille telle une protubérance corporelle, gâchette facile lorsqu’il s’agit de négocier un contrat ou d’écraser les êtres nuisibles qui l’entourent, cet agent survolté d’Hollywood est considéré par la profession comme l’un des meilleurs du circuit. Dévoué corps et âme à ses clients (Matt Damon, Mike Tyson, Sydney Pollack, Mary J. Blige…) et au destin prometteur de son poulain Vincent Chase, Ari se plie en quatre pour lui dégotter les contrats les plus juteux. L’occasion pour lui d’étaler son vocabulaire fleuri et de faire preuve d’un tact hors du commun… Une lourde charge supportée par son assistant Lloyd Lee, jeune homosexuel sino-américain entièrement soumis aux exigences de son boss dans l’espoir de devenir un jour lui même agent de stars. Une relation à flux tendu qui occasionnera à de nombreuses reprises de mythiques séances de lapidations verbales en direction de ce petit être boudiné si attachant pour lequel Ari éprouve une sympathie latente (Ari ne sauvera t-il pas son assistant de la perversité de Jay Lester ?).

Le duo le plus comique ?

Avec le doublon Drama/Turtle, le combo Ari/Lloyd trouvera facilement sa place parmi les plus risibles. Déjà seul, notre cher agent nous gratifie de punchlines absolument incroyables faites d’un goût immodéré pour les tournures bien senties enrobées de la prose la plus raffinée qui soit, mais c’est en compagnie de Lloyd qu’Ari prend toute sa dimension sadique. Les origines, la condition sociale et surtout la sexualité de son employé sont autant de prétextes à un nombre incalculable d’injures borderline que Lloyd supporte avec une admirable contenance. Voici quelques morceaux choisis pour votre plus grand plaisir. Surtout, éloignez les âmes sensibles :

# Lloyd (à propos de sa promotion) : …alors j’irai travailler pour mon père.

Ari : Quoi dans une teinturerie ?

Lloyd : Mon père possède un vignoble à Napa.

Ari : Je ne crois pas que la sodomie soit légale à Napa Lloyd.


# Lloyd (à propos de son régime) : Je peux vous garantir que je vais y arriver.

Ari : Je te promets que ce sera pire que le première fois où on t’a défoncé le beignet.


# Lloyd (quand Ari propose à Lloyd de l’accompagner au festival de Cannes) : Vous êtes trop sympa.

Ari : Non je ne suis pas sympa et je ne veux pas te voir dans mes pattes quand on sera à Cannes. Moi je serai avec mes potes et toi pendant ce temps là tu iras sucer des queues.


# Ari (à Lloyd qui est parti voir une agence concurrente) : Je t’aime Lloyd […] tu as été le meilleur esclave que je n’ai jamais eu. C’est vrai quoi, tu étais parfait pour les basses besognes Lloyd. Qui pourrait passer prendre mes affaires au pressing avec autant de classe ? Personne d’autre ! Qui se baisserait aussi bien que toi pour ramasser les merdes de mon chien ? Et si j’étais une grosse tarlouse qui kiffe se faire pomper le dard par des gros lards de petits chinois, je suis persuadé que là encore tu serais le meilleur dans ta catégorie !


# Ari : …Lloyd, tu vas me promettre une loyauté éternelle.

Lloyd : Ari…

Ari : Ecoute Lloyd, ou tu promets ou tu retournes rouler des nems dans un resto’ chinois


# Ari (après le discours motivé de Lloyd à propos de leur avenir professionnel) : Ça c’est du speach Lloyd ! Et si j’étais une folle tordue de 25 ans ça pourrait même se faire.


# Lloyd : Ari, jurez moi que vous allez arrêter toutes vos offensantes saillies à propos de ma race ou de mes orientations sexuelles.

Ari : Je ne vais pas jurer de ça mais je te promets que je vais toujours m’excuser juste après.


Ari Gold, le Baudelaire 2.0 !

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