Retour sur l'album C.A.S.H de Cassidy et 5.0 de Nelly.
[En bref] Review des albums de Cassidy & Nelly
Cassidy - C.A.S.H by Ju’
Cassidy, c’est l’histoire d’un gamin de 21 ans découvert par Swizz Beatz qui connait une réussite fulgurante par le hit « Hotel » avec R. Kelly. En découle deux albums au succès retentissant Split Personality & I’m a Hustla, avec l’omniprésence de Swizz.
Dans cet album l’enfant de Phily montre encore son attachement à ses racines musicales. Cela s’explique notamment par l’impact particulier qu’à Cass’ sur ce projet. En effet, le MC est derrière le micro (jusque là rien d’anormal) mais aussi derrière la MPC (il prend part à la création d’une moitié de l’album). Alors définitivement C.A.S.H est un travail qui lui ressemble, loin des enjeux économiques qu’il incarnait en 2004, le MC montre son éternel attachement à la culture musicale de Philadelphie et s’aligne en partie sur les bases du G-Rap de son père Schooly D. Les lyrics et le flow sont toujours impeccables, le rappeur mêle à la perfection les différentes teintes musicales de l’album : dancehall (« High Of Life »), r&b (« Girl Like Her »), banger (« Drumma Bass ») et gangsta (le reste…). L’album est doté d’une constante noirceur, on se rappelle de l’accident dramatique du rappeur et de son récent passage en calèche, des expériences qu’alimentent son travail depuis B.A.R.S (son précédent album).
A noter que les featurings sont bien sentis tout particulièrement avec l’association entre The Game et Cass’ où les deux MC se renvoient les punchlines dans « All Day, All Night » comme pouvait le faire les compères de Run DMC.
Un album d’excellente qualité qui ravira les fans du genre ou du MC qui de son côté conserve toute ses qualités au micro et nous en dévoile d’autres à la production.
Nelly - 5.0 by Esco’
Aaah Nelly. L’énigme Nelly. Que va t-on faire de lui ? Que peut-on encore tirer de lui ? Faut il le faire taire ou, au contraire, lui accorder le crédit de ses erreurs passées (cf. Brass Knuckles) ? Notre démocratie aurait tendance à nous imposer la seconde proposition, bien que la première soit nettement plus attrayante. Malgré tout, pour ce retour en mode 5.0 (Nelly est très en avance sur son temps…), on ressent une volonté de sobriété de la part du texan à la découverte de l’artwork. Comme une quête physique et spirituelle de s’affirmer en tant qu’homme posé et élégant. Une façade ! Un mur de foutaises qui masque maladroitement un contenu toujours plus artificiel. Bien entendu, toute l’équipe « hype » et navrante du moment s’est passée le mot pour être présente (DJ Khaled, Plies, Birdman, T-Pain, Akon, Diddy, Kery Hilson etc.). Quand il s’agit de faire tourner la machine à billets verts il y a souvent du monde au balcon, mais pour parler musique… euh non, on ne parle pas musique avec Nelly. Pas la peine.
Bref, acheter un de ses albums c’est comme gratter un Banco : on espère, on espère puis en creusant un peu on finit par se rendre compte qu’on a perdu un paquet de fric. Une cause définitivement perdue.





Pas ecoute le Nelly et le Cassidy pue de ouf…. Je retiens une track, Peace… le reste —> poubelle.