Drake aux multifacettes
Edito #64 : L’intouchable Drake

Ce soir a lieu ce qui semble être l’évènement de l’année avec le Would You Like A Tour de Drake qui se pose dans un Bercy à guichet fermé. Témoignage de la popularité mais aussi de la main mise actuelle du rappeur sur la scène musicale. Dorénavant il n’y a plus à crier au scandale quand vous l’entendez, Aubrey est bel et bien devenu le meilleur artiste de sa génération en seulement trois albums et malheureusement pour vous, vous pouvez seulement bougonner en silence si vous n’êtes pas d’accord.
Un statut dont il jouit de la meilleure des manières en se comportant comme un Parrain, un Padre, car celui qui un jour a dit qu’il était « Tony dans sa ville » l’est désormais bien plus que dans sa ville, oui, aujourd’hui c’est au top de la pègre du rap game que celui-ci officie. Respecté, craint, adulé et très demandé, il peut se permettre de déshonorer des imposteurs, mettre en avant des concurrents potentiels en lançant ou en boostant leur carrière (cf. PARTYNEXTDOOR, Jhené Aiko, The Weeknd) car mieux vaut avoir ces petites pépites (ses potentiels ennemis) proches de soi n’est-ce pas… Être miséricordieux et ressusciter des produits en fin de vie (Soulja Boy) ou encore faire monter l’engouement autour de projets qui à la base partaient avec des points de retard est également dans ses cordes (YG, Migos).
Un pouvoir remarquable qui nous prouve bel et bien que tout ce qu’il touche se transforme en or ou encore que si Drizzy valide, si Young Papi aime, son public suit. Ayant le bras très long, derrière son iPhone, il peut même se permettre de mettre des pressions virtuelles et avoir le mot de la fin. Rappelez-vous quand The Weeknd ayant décidé de signer chez Universal/Republic Records a dit qu’il ne voulait plus faire partie d’OVO et qu’Heartbreak Drake a tout réglé en un tweet : « You won’t get away with just a thank you, you owe me a favor », un mini beef qui a animé le hip-hop et ses médias dont l’issue est inconnue mais nous saute pourtant aux yeux. Analysez de plus près… Vous avez juste à regarder sur le ticket et voir qui est en première partie ce soir. Pauvre Abel, on espère tout de même qu’il recevra un petit cachet : sa dose quotidienne. Le « Rap God » est cruel mais le « Rap God » couvre ses arrières et plus récemment c’est le magazine Rolling Stone qui en a fait les frais récoltant une tempête de tweets après avoir décidé de l’enlever de la cover du magazine dans lequel celui-ci était censé tacler Yeezy et F to the A-B. Qu’en penser ? Mascarade étonnante de la part du magazine ou bien propos non assumés de ChampagnePapi ?
On va se quitter là-dessus les amis, le concert de l’année nous attend.
Mickael Jolo
@MJ_4tw





