Bieber a choisi le level "hardcore" au début de son jeu "Être jeune et millionaire"
Edito #60 : Justin Bieber à l’encontre de son destin

Le chemin était tout tracé : millionnaire bien avant qu’il n’ait le droit de gagner de l’argent de son labeur, Justin Bieber aurait pu continuer à prospérer en passant les 15 prochaines années à nourrir son armée de zombies tous les deux ans avec un nouvel album, assommant les charts avec des tubes composés par les artistes du moment, surfant sur les tendances musicales. Il aurait ensuite pu faire fleurir son affaire en faisant des actions intelligentes niveau business : feignant de rejoindre une cause politique en monétisant son adhésion car il incarne une icône forte pour la jeunesse, ou encore en devenant l’ambassadeur (uniquement niveau image) d’une ou plusieurs multinationales. Donner de l’argent à des associations caritatives c’est déjà fait (et très bon pour la popularité), il ne restait plus qu’à se marier avec une top 5 « Most loved songstress » genre Taylor Swift et devenir le nouveau symbole de la « White America » . Ça paraissait pourtant facile Justin ! N’importe qui aurait pu le faire…
Mais non, JB a choisi le chemin difficile parce qu’on a jamais assez de problèmes dans la vie et qu’il faut toujours s’en créer, parce qu’il ne pouvait pas s’en tenir au plan qu’on lui avait conçu, devenant le chanteur le plus détesté aux States. Alors que tout portait à croire que ça irait bien pour lui, le jeune homme a décidé de rentrer en compétition avec les paparazzis tel un Kanye West et un Chris Brown contre la planète dans les sujets les plus populaires sur TMZ.
Oui, Justin Bieber aurait pu ne pas dénaturer ce qu’il est, être un vrai objet, et qui plus est l’ultime produit repéré sur YouTube, depuis que YouTube est une plateforme pour les scouts. Scooter Braun le manager de JB avait un rêve pour sa meilleure gagneuse et malheureusement, celui-ci tourne peu à peu au cauchemar.
Au cœur des réseaux sociaux, en pleine investigation pour nos lecteurs, nous pouvons voir les Beliebers et les Ex-Beliebers converser autour d’un seul sujet : les fréquentations du jeune premier. Entre deux-trois « Stop trying being black Justin », « Stop hanging out with black people » (et autres plaintes qui portent à croire que fréquenter un noir te tire vers le bas), nous pouvons aussi lire des choses un peu moins générales et beaucoup plus personnelles du style de « Fuck Khalil » à l’encontre du jeune chanteur de R&B « en devenir », son pote avec qui il s’est fait arrêter la semaine dernière. Mais si ce n’était que ça…
Cocaïne dans sa maison, filles de joie dans sa chambre au Brésil, courses de voiture sous marijuana, il semblerait que le Jordan Belfort de la musique fasse tout pour s’écarter du plan marketing qui le vendait comme un être parfait lors de la promotion de ses deux premiers albums adoptant un lifestyle très « hip-hop » en se créant par la même occasion une street crédibilité synonyme de passe-droit dans cette communauté. Il est vrai que depuis Believe, le Justin est bien plus hip-hop que pop, et preuve en est son dernier album Journals un flop écoulé à moins de 100 000 exemplaire sur lequel on note l’absence de single « pop » car clairement destiné à une autre niche. Un album R&B avec des ballades sexy qui témoigne d’un changement de direction et son envie de faire ce qu’il veut, lui qui s’est déclaré « véritable artiste » lors des Billboards Awards. Un changement bien plus synonyme de nouvelle orientation que de cette veine annonce de retraite interprétée comme un abandon de la musique par certains et clairement démenti par sa photo en studio avec Kid Cudi. Le Bieber n’est pas maître en communication, le Bieber fait des erreurs mais tout ce qui lui importe c’est de vous montrer qui il veut devenir, et visiblement pas tout le temps par la meilleure des manières.
Mickael Jolo
@MJ_4tw





