Quelque chose de pourri au royaume du jeu vidéo

Edito #51 : PS4 ou Xbox One ?

25 novembre 2013 . Pas de commentaire
By Marin, in What else ?

L’événement de la semaine, ce n’est pas la qualification de l’Équipe de France au mondial. Ce n’est pas le partiel de punchlines de Dinos Punchlinovic ni même les larmes (aussi émouvantes soit-elles) de Mamadou Sakho à l’antenne de Bein Sport. Non, le véritable coup de tonnerre de la semaine, c’est bel et bien la sortie de la Xbox One vendredi dernier, et dans quelques jours de sa principale concurrente conçue par Sony.

Après de très longues heures de de débat entre geeks de tous horizons, après le développement d’une pléiade d’arguments basés sur les bribes d’informations glanées chez les constructeurs ou à l’E3, les gamers vont enfin pouvoir expérimenter le sésame tant attendu. Et déterminer, qui de la Xbox One ou de la PS4, est la meilleure console de la huitième génération.

Car c’est bien cela qui compte : la performance. Depuis l’entrée dans le monde merveilleux de la haute définition, constructeurs et gamers n’ont plus que ce mot à la bouche. Avec l’obsession de la performance graphique se sont développés pour les consoles Sony et Microsoft une pléiade de jeux dits « réalistes ».

Mais ce faisant, les développeurs ont oublié un critère important pour de nombreux joueurs : l’intérêt artistique du produit. Entre scénarios catastrophe (The Last Of Us), immersion sportive (Fifa) ou fictions historiques (Assassin’s Creed), le jeu vidéo moderne dans sa version blockbuster ne semble plus s’intéresser qu’au monde réel.

Certes, les qualités de ces jeux sont véritables, et le fun existe toujours. Mais quid de l’imagination ? Où sont passés la singularité des RPG, la poésie des OVNIS que furent il y a déjà près d’une dizaine d’années Ico ou Shadow Of Colosseus ?. Avec le développement de la HD, des manettes et caméras de plus en plus sophistiquées, le monde du jeu vidéo semble avoir mis de côté ses aspects artistiques, et avec eux la capacité à faire voyager son public.

Alors, pour Noël, mon choix est déjà fait. C’est le choix de l’obsolescence, mais surtout du fun et d’un terreau propice à l’imagination : une Wii U, et avec elle une réédition de Zelda : The Wind Waker. Réflexion de vieux con nostalgique peut-être, mais oui, le jeu vidéo, c’était mieux avant.

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Marin Charvet

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