Suite de notre voyage "Hip Hopesque" avec cinq clips classiques de 1988 !

Back In The Dayz : cap sur 1988

12 décembre 2010 . Pas de commentaire
By crazyhorus, in Featured, What else ?

* N.W.A : « Straight Outta Compton »

« Straight outta Compton, crazy motherfucker named Ice Cube/From the gang called Niggaz With Attitudes« , introduit en ces termes par Ice Cube en 1988, « Straight Outta Compton » révèle au grand jour l’un des posses les plus mythiques. N.W.A, ce combo provocateur aura bouleversé comme rarement la face du rap avec ce titre hardcore scandé par une bande de jeunes loups emmenée par son trublion Eazy-E. Le morceau qui figurera sur l’album éponyme, marquera les esprits et inaugurera la grande époque du g-rap de la côte Ouest des Etats-Unis. La même année, le groupe enfoncera d’ailleurs le clou avec le polémique « Fuck The Police » qui deviendra un de leur plus hauts faits d’arme. Toujours aussi efficace.

* Public Enemy : « Bring The Noise »

Probablement un des titres les plus fameux de Public Enemy. Produit en 1987 par les artificiers du Bomb Squad, Chuck D et Flavor Flav sont épaulés par le groupe de métal Anthrax pour 3min 30 d’une intensité extrême. Entre riffs rugueux de guitares rock et empilement de samples de James Brown, Funkadelic ou des Commodores, « Bring The Noise » se retrouve à la tête de leur classique It Takes A Nation Of Million To Hold Us Back (1988) dont la pochette semble être une subtile référence au Revolution Of The Mind de James Brown. A noter que le morceau original est parsemé d’extraits du discours de Malcom X à Detroit de 1963. « Yeah boyyyyyyyyyy !! ».

* EPMD : « You Gots To Chill »

1988, dans les alentours de Brentwood, New York, Erick Sermon et Parrish Smith deux jeunes étudiants fondent EPMD (pour Erick and Parrish are Making Dollars). Très vite, leur premier album Strictly Business devient disque d’or et impose les deux larrons comme une référence absolue. Doté d’un groove rare, « You Gots To Chill » illustre à lui seul la touche EPMD notamment grâce à cette boucle funky empruntée au morceau « More Bounce To The Ounce » de Zapp ainsi qu’au sample légendaire de Kool And The Gang « Jungle Boogie ». Une recette qui fera date et assurera le succès du groupe jusqu’à la fin des années 1990.

* Slick Rick : « Hey Young World »

Référence absolue en matière de storytelling, le MC natif de Londres se fait connaître grâce au titre « La Di Da Di » en compagnie de Doug E Fresh auquel Snoop rendra un bel hommage sur son premier opus. Avec The Great Adventures Of Slick Rick, « The Ruler » comme il aime se faire appeler, nous gratifie de son talent de conteur sur des titres fameux comme « Teenage Love », « Children Story » et l’inoxydable « Hey Young World » dont l’esthétique (du morceau comme du clip) n’a pas pris une ride.

* Boogie Down Productions : « My Philosophy »

Suite à la mort de la moitié du BDP, DJ Scott La Rock, KRS-One procède à une remise en question radicale concernant le fond de ses textes. Avec By All Means Necessary dont l’artwork fait écho à la célèbre photographie de Malcom X, KRS-One s’affirme comme le « Teacher » de la scène Hip Hop de la fin des années 1980. Placé en guise de morceau introductif, « My Philosophy » est une lecture dite « consciente » du rôle du MC face à son art et à la société. Sans concession, ce dernier part notamment en guerre contre les fake MC’s et s’impose comme une sorte de régulateur. So how many MC’s must get dissed ?

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