Retour sur cinq sons clippés de 1989 !!

Back In The Days - Cap sur 1989 !

2 janvier 2011 . Pas de commentaire
By crazyhorus, in Featured, What else ?

*Beastie Boys – Shake Your Rump

Après un premier album en 1986 Licensed To Ill empreint de la touche de Rick Rubin, les Beastie Boys reviennent 3 ans plus tard avec un nouvel album, Paul’s Boutique (ils passent de Def Jam à Capitol) et un nouveau morceau « Shake Your Rump ». Un son aux teintes délirantes, l’auditeur passe de rythmes funkys à la James Brown à de l’électro faisant trembler le Zion de Matrix, le tout sous une ligne conductrice entièrement Hip-Hop. Un clip tout aussi déjanté : on retrouve le trio en train de performer sur un toit d’immeuble avec une caméra pour chacune des entités des Beastie Boys où ils échangent leurs places à la façon de joueurs de volley. Ad-Rock, MCA & Mike D ont établi les « basses » pour faire chuter le mur de Berlin…


*De La Soul - Me myself and I

Masterpiece. A l’écoute du premier chef d’œuvre de De La Soul, la qualification sonne comme une évidence. Petit bijou de HipHop Jazzy, 3 Feet High & Rising, en mélangeant habilement humour et discours sociaux acerbes (« Ghetto Thang », « Say No Go »), soutenus par une orgie de samples bien venus (Doug E Fresh, Sly And The Family Stone, Wilson Pickett, LLCool J, Run DMC…), est une véritable démonstration artistique, aussi riche que variée, qui dictera une tendance que beaucoup s’empresseront de suivre. « Me, Myself & I », co-écrit avec George Clinton est un standard funky à souhait, parfaite illustration de l’esprit à la fois déluré et conscient du trio New Yorkais. Depuis, les trois lurons n’ont eu de cesse de se renouveler, distillant à chaque sortie un Rap classieux, que les critiques et les fans s’empressent de saluer sans discontinuer. Legendary status.


*The D.O.C - It’s Funky Enough

Prédit à un avenir brillant, capitalisant sur le succès fulgurant de son premier effort solo, emmené par un Dr Dre au firmament de son génie créatif, le protégé des N.W.A aura vu ses aspirations réduites à néant après un accident de voiture qui le privera de la quasi-totalité de ses capacités vocales. Reconverti en ghostwriter de luxe pour Dre, The D.O.C aura bien tenté par deux fois de réitérer ses succès passés mais les insipides et désespérés « Helter Skelter » et « Deuce » n’atteindront jamais le niveau de No One Can Do It Better, fabuleuse compilation de samples (Syl Johnson, James Brown, Issac Hayes, Funkadelic, Parliament, Marvin Gaye…) à la sauce G-Funk, témoignage indéboulonnable d’un pan entier de l’histoire de la musique HipHop. « It’s Funky enough », porté par une ligne de basse hypnotique est le morceau d’ouverture d’un album que beaucoup considèrent comme l’un des plus fameux jamais composés. Sur « What’s The Difference », Dr Dre rendra hommage au D.O.C de la plus belle des manières :
“I still remember the window of the car that you went through, that’s fucked up - But I’ll never forget the shit we been through, and I’ma do whatever it takes to convince you, cuz you my nigga D.O.C”.
 
Comme une évidence.


*2 Live Crew - Me So Horny

Aujourd’hui disparu, 2 Live Crew aura défrayé la chronique avec ses rimes salaces et ses références sexuelles on ne peut plus explicites. Les pères du miami sound emmenés par leur leader Luke Skyywalker - baron d’un empire du sexe déjà florissant à l’époque - s’est attiré les foudres des ligues féministes et de la justice avec As Nasty As They Wanna Be, leur opus de 1989. Le single “Me So Horny”, reste la synthèse parfaite de l’univers du 2 Live Crew. Basé sur un gros break de Mass Production et un gimmick extrait de Full Metal Jacket (”Me love you long time…”), le crew se laisse aller à ses élucubrations libidineuses et autres prouesses qui sentent la cuisse levée… De quoi donner du grain à moudre pour encore de longues années.


*Kool G Rap & DJ Polo - Road To The Riches

Parmi les duos légendaires qui ont marqué d’une trace indélébile le mouvement Hip Hop, Kool G Rap & DJ Polo possèdent une place de choix. Découverts avec leur titre éponyme “Road To The Riches” produit par Marley Marl dont le sample de Billy Joel assurera un fameux succès, les deux larrons s’affirment très vite comme de fins MCs à grands coups de lyrics hardcore. Avant leur séparation, le combo se fendra d’un triplé magistral qui s’achèvera sur le mythique Live & Let Die de 1992 toujours aussi pertinent.


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