L'édito du lundi
Edito #1 – Tu prends tes cliques, tu niques ta mère !
Le message est clair, le mot est lâché. Cette fois c’est sûr, Boob’s le météore est de retour.
Lundi 26 novembre, J-25 avant la fin du monde. Crise à l’UMP, droite divisée, copéistes contre fillonistes, branle-bas de combat ! Cette fois c’est sûr, l’apocalypse approche. À Bordeaux, Juppé prend sa claque tandis qu’à Paname, ça jacasse sec sur un hypothétique retour de Sarkozy dans le camp bleu. Voilà résumée la situation du moment, en France, à l’heure où la gauche commençait à avoir sévèrement le feu aux fesses. Sur sa chaise présidentielle, Hollande doit souffler un grand coup. Au moins une semaine sans se faire allumer par les éditorialistes, c’est toujours ça de pris !
Mais toutes ces fadaises politiques commençaient sérieusement à nous pomper l’air. Olivier Mazerolle l’a dit : “Y’en a RAS-LE-BOL !”. Allons bon. Il nous fallait un déclic, une sorte de messager capable de balayer d’un revers de main cette sale histoire de “j’ai gagné ! Non, c’est moi !”. Nous en rêvions, Booba l’a fait. Et nous voilà repartis comme en 40 : grosses berlines, Miami Beach, chagasses en bikini. Ca vaut ce que ça vaut, mais c’est tout de même plus poétique que le petit jeu des frères ennemis de l’UMP.
Quoique…
Dans son Futur - dans les bacs depuis ce matin - B2O se voit en maître chocolatier (“Caramel”), fait rimer “roquette” avec “quequette” et, évidemment, domine le monde. Pour ceux qui en doutaient encore. Au détour d’une rime, Boob’s se demande s’il vaut mieux baiser une, deux, ou plutôt trois hôtesses de l’air (?), et, preuve que les temps sont durs -en France comme ailleurs-, semble particulièrement préoccupé par sa gestion des comptes. “Qu’est-ce que je vais faire de tout cet oseille ?”, se lamente-t-il à longueur de refrain. C’est la crise, bientôt la fin du monde, mais grâce à Booba, les gens sont heureux. Et grâce à ce même Booba, encore, quelques milliers de français passeront une bien meilleure semaine que la précédente. Gageons que nos politiques manquent de swag. Son avenir, B2O le voit comme son passé et son présent : sans contraintes, radieux, météorique.
A l’aulne de la sortie de son septième opus, Boob’s croque la vie à pleines dents (en or). Il fait de la merde, ne regarde pas les chaines info, ne se préoccupe pas des chômeurs en fin de droits ni de la taxe à 75%, et laisse parler les cons. Au fond, ce mec a tout compris. La vie est pourtant si simple… Mais nous ne sommes pas des lumières et notre futur s’annonce très sombre.





Citer Fuzati à la fin d’un papier sur B2O… J’adore !!
Preuve que cet album laisse de sérieuses traces…