Cinq films cultes à mater toute la nuit d'Halloween
Halloween : Cinq films pour réveiller les morts
Oubliez les soirées costumées, la chasse aux bonbons et même PSG-OM. La fin du monde approche à grands pas et ce n’est pas la petite Sandy qui ambiance l’actualité qui nous persuadera du contraire. Halloween arrive donc à point nommé pour entamer une danse macabre avec nos démons et s’entraîner à regarder la mort droit dans les yeux. Au menu de ce 31 octobre : du gore, du parricide, du cannibalisme et même de la nécrophilie pour couronner le tout. Si si, c’est possible. Petite sélection de ce que le monde du cinéma compte de plus dégénéré.
“Massacre à la tronçonneuse”, de Tobe Hooper (1974)
Facile. Classique séminal pour commencer, sans doute le film d’horreur le plus important de l’histoire. Une époque révolue où s’inscrire dans le cinéma de genre signifiait être subversif et politique dans son sous-texte. Inspiré de la vie d’Ed Gein, célèbre serial killer américain, le bébé de Tobe Hooper se révèle assez vite être une terrifiante peinture de l’Amérique en lutte avec ses démons Viêt-Cong. Interdit en France jusqu’en 1982, le film se traîne une sacrée réputation d’œuvre gorissime. Manque de bol, le sang est quasi absent de l’écran. Dérangeant, malsain, “Massacre à la tronçonneuse” l’est. Mais tout passe par la mise en scène, le hors champ, la tension. Un pari sur l’imaginaire du spectateur qui aura traumatisé des générations de petites têtes blondes. Bonus track : “Leatherface”, icône absolue. Indémodable.
“Simetierre”, de Mary Lambert (1989)
Que serait le monde de l’épouvante sans Stephen King ? L’œuvre dantesque du maître du fantastique semble être une source intarissable de nanars en tout genre pour l’industrie du cinéma et de la télévision.
Au milieu de ce marasme, quelques perles.“Shining”, évidemment, mais il serait bête d’oublier “Simetierre”, sans doute l’adaptation la plus terrifiante de l’œuvre de King. Glauque au possible, thématique jusqu’au-boutiste défiant les bonnes mœurs, ce diamant à la noirceur minérale hantera longtemps vos nuits. Vous ne regarderez plus jamais votre marmaille de la même façon.
“2001 Maniacs”, de Tim Sullivan (2005)
Rien de mieux que de s’en payer une bonne tranche après avoir fait quelques cauchemars. “2001 Maniacs” symbolise à merveille la face lumineuse du cinéma de genre.
Du gore outrancier, donc tordant, des jolies nénettes, des blagues, tous les ingrédients sont réunis pour faire de ce remake de “2000 Maniacs” de Herschell Gordon Lewis, le père du gore, un bon gros ride fun et décomplexé. Avec en prime un Robert Englund, mythique Freddy des “Griffes de la nuit”, déchaîné dans son rôle de bad guy.
“The Devil’s Rejects”, de Rob Zombie (2005)
Pour patienter avant l’ultra attendu “The Lords of Salem”, rien de mieux que de se replonger dans le chef d’œuvre de Rob Zombie. La légende du Métal est sans doute le réalisateur qui porte le plus haut les couleurs du cinéma d’horreur depuis les années 2000.
Avec cette ode à la liberté d’une radicalité inouïe, Rob Zombie nous offre sans doute le film le plus rock depuis “Easy Rider”. Un monument punk anarchiste et subversif jusqu’à la moelle. Et puisqu’Halloween, c’est aussi une grande foire, “The Devil’s Rejects” a pour héros une galerie de freaks tous complètement autres et, surtout, foutrement inoubliables. Le digne rejeton du cinéma enragé du Nouvel Hollywood.
“À l’intérieur”, de Julien Maury et Alexandre Bustillo (2007)
Last but not least, la preuve que la cause n’est pas perdue en France. Malgré l’omniprésence des comédies et les bides retentissants des rares films de genre français dans notre doux pays, quelques irréductibles gaulois tentent de faire vivre l’horreur dans l’Hexagone. Avant de démissionner, comme Alexandre Aja ou Pascal Laugier avant eux, et ainsi aller voir à Hollywood si l’herbe y est plus verte. La France a un incroyable talent, mais elle ne le voit pas, la malheureuse. Porté par les épatantes interprétations de Béatrice Dalle et Alysson Paradis, “À l’intérieur” tape là où ça fait mal. Très graphique, dénué de toute concession, ce slasher soufflant est à déconseiller aux âmes sensibles. Le mètre étalon du film fauché mais plein d’idées pour tout fan de séries B qui voudrait se lancer à son tour dans la réalisation. À vous de jouer les bisseux.
- Brice Chupin -




