L'angoisse du Harlem Shake
Edito #14 - Un Harlem Shake aux Oscars ?

Alors que le monde se remet tout juste de la fièvre jaune du Gangnam Style, un nouveau phénomène viral a déjà pointé le bout de son nez. Malgré les nombreuses comparaisons qu’on lui prête avec à son alter-ego coréen, le Harlem Shake n’a pourtant rien à voir avec ce dernier, si ce n’est d’être une mode issue de YouTube, découlant des lipdubs et autres joyeusetés qui ont elles-aussi fait le tour de la planète. Devenu un moyen de présenter son école ou son entreprise de manière à mettre en avant ce côté « cool » et « social », les habitants de Harlem ont déjà déclaré le phénomène comme mort, une semaine après sa naissance. Désormais nous vivons dans la peur de recevoir cette invitation à participer au Harlem Shake de notre école ou de notre entreprise. C’est ce qui arrive quand YouTube s’immisce dans la vie en société : vous pensiez réellement que la technologie du futur c’étaient les hoverboards et les chaussures à lacets automatiques ?
Arnaud Sommie
@somesta
Cette nuit nous n’avons pas eu la chance d’assister à un Harlem Shake aux Oscars mais c’est un autre genre de secousse qui a sévit sur la cérémonie. Premièrement, Lincoln nominé à douze reprises n’a remporté que deux trophées : celui du meilleur acteur grâce à Daniel Day-Lewis et celui des meilleurs décors. « Un tiens vaut mieux que deux tu l’auras » nous écrivait La Fontaine, en voilà un bien bel exemple. Ang Lee quant à lui a raflé le pactole en ramenant quatre statuettes pour son Odyssée de Pi, devançant donc le thriller politique de Ben Affleck qui avait pourtant bénéficié du consensus de la critique. Autre détail important de la cérémonie, ce n’est ni plus ni moins que Michelle Obama qui a annoncé le lauréat du meilleur film. Elle-même qui dansait avec Jimmy Fallon il y a quelques jours. Ça a quand même plus de gueule que Valérie Trierweiler qui annonce les Césars.





