La naissance d'une carrière

Ojoz, Cali For Me, It’s Parifornie

1 juillet 2011 . Pas de commentaire
By Sipowitz, in Featured, Urban culture



Soutenu par Youssoupha et Mokobe, sous l’aile du festival Paris Hip Hop, quelques lignes dans le 20 minutes, des photos pour le Palais Club Cannes ou Geek Vision, d’autres de Rick Ross, Pharrell, Tyga ou autres Theophilus London, une place sur hypebeast… Ojoz s’immisce sans prise de tête dans le milieu hype à  la française.
Depuis mardi dernier et jusqu’au 28 juillet tout devient sérieux et même officiel, c’est sa première exposition Cali For Me, it’s Parifornie, en tant que photographe.
Pourtant loin de rassembler les caractéristiques du novice, Ojoz joue déjà  à  la star, avec un vernissage à  l’image d’un concert o๠l’on se bouscule pour entrer.
Victime du buzz du personnage, le showroom L’Edito plutôt exigu, n’a pas pu contenir l’ensemble des visiteurs curieux de l’éclosion d’un jeune artiste. On a frisé l’émeute…

Ojoz fait partie de ces artistes qui croient en le pouvoir esthétique de leur vie quotidienne et ressentent la nécessité de le partager. Comme si toutes les images de lui et ses potes seraient autrement gà¢chées.
Sans mise en scène et dans un culte de la spontanéité, il offre un morceau de culture urbaine d’une authenticité convaincante. On ne s’étonnera donc pas de le voir aussi se plonger dans la vidéo, lui permettant de capter son univers dans une nouvelle dimension.

Son concept: exploiter son amour de la côte Ouest des Etats-Unis pour le fusionner avec sa vie à  Paris et donner ainsi un nouveau visage à  la ville lumière, la Parifornie. Le tour de passe passe est réussi, dans chaque photo on sent l’influence d’une culture américaine admirée regroupant Van’s, soleil, Skate, Chill, etc. mais sans tomber dans le piège de la négation de la culture française d’origine.
On n’oublie pas que les photos sont prises dans notre capitale puisque l’ambiance californienne créée est entourée des vieilles pierres parisiennes.
Le tout formant un monde parallèle, un bon moyen de s’évader si vous êtes le seul de vos potes à  ne pas vous envoler de l’autre coté de l’Atlantique (ou autres) cet été.

L’expo répondait à  cette agréable dualité entre lierre, buis et vieilles façades des locaux, et gobelets rouges, vélos Belleville Lowrider et Pizza.
Ojoz combine tous les bons éléments pour susciter l’intérêt autour de sa personne, c’est alors qu’on le rencontre avec ses tatoos Murakami et son chien sur le bras, très sympathique. On attend la suite…

Un petit aperçu du vernissage ci-dessous et un peu plus de photo ici:



Crédit photos: Nina Kauffmann


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